36 # L’égoïste Romantique – Frédéric Beigbeder

Quatrième de couv : 

Cette histoire débute en l’an 2000. Oscar Dufresne a trente-quatre ans. C’est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel – bref c’est un homme comme les autres. Ainsi l’auteur définit-il son livre, journal d’un people et chronique d’une génération :  » Il faudrait inventer pour le délire dufresnien, en hommage à Malraux, la dénomination d’antijournal. C’est un miroir déformant que je promène le long de mon nombril.  »

Mon avis :

Oscar Dufresne est de retour pour de nouvelles aventures.

Son journal, ses pensées nous sont livrés jour par jour. Il alterne tout ce qui lui passe pas la tête sans réelle logique. Sa vie de célébrité parisienne, ses soirées, ses copines. De temps en temps il fera des observations très intéressantes sur le monde qui l’entoure, société, politique, amour, etc. Mais pour le reste… ce n’est que des phrases qui n’ont pas beaucoup de sens. Bien que, comme d’habitude, j’aie adoré son style d’écrire. Je peux d’ores et déjà dire que ce n’est pas mon roman préféré de Beigbeder, il en a fait des biens meilleurs.

 

 

« On croit qu’en vieillissant on s’endurcit c’est faux : on tombe amoureux tous les jours, au détour d’un regard, au son d’un rire cristallin dont le cœur se souvient. Simplement on se retient parce qu’on sait où cela mène. »

 

 

« Les hommes sont toujours entre une ex et une future, car le présent ne les intéresse pas. Ils préfèrent naviguer entre la nostalgie et l’espoir, entre la perte et le fantasme. Nous sommes toujours coincés entre deux absentes. »

 

 

« L’amour c’est cela : faire croire à la personne qu’on désire le plus au monde qu’elle nous laisse de marbre. L’amour consiste à jouer la comédie de l’indifférence, à cacher ses battements de coeur, à dire l’inverse de ce qu’on ressent. Fondamentalement, l’amour est une escroquerie. »

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35 # Ecstasy – D’Irvine Welsh

Résumé :

Ecstasy raconte trois histoires invraisemblables, délirantes. Un auteur de roman rose qui tombe dans la pornographie la plus infâme, des handicapés qui montent une organisation vengeresse et des décalés sociaux qui se prennent pour Roméo et Juliette. En recomposant ces bribes de vies explosées, Irvine Welsh s’interroge sur toutes les formes de dépendance, leurs causes et leurs raisons. Dépendance à la drogue, mais également au sexe, à l’amour et à la haine. Alors, vu d’en bas, à travers les mots du merveilleux cancre, le monde a une drôle d’allure

 

Mon avis

Dans le style Trash, je lui donnerai un prix, ce roman, est terriblement…dégueulasse ! Entre une femme écrivain qui se rend compte que sa vie est pourrie et se met à écrire du porno, celui qui « baise  » les morts, des handicapés qui ne rêvent que de vengeances, des paumés qui se battent pour le plaisir, des drogués, paumés , qui tombent amoureux. Irvine Welsh fait ressortir tout le mauvais, tout le négatif de l’homme, dans ses 3 histoires, il n’y a pas de gentils, seulement des méchants, des traîtres, avide de vengeance , de drogues ou de sexe.

Ces histoires sont tellement monstrueuses qu’elles en deviennes crédibles ! L’auteur est allé chercher nos pires penchants, nos désirs cachés au plus profond de nous même, ce qui rend ce roman encore plus réel !

En bref, j’ai finalement aimé cette lecture, aimé ce style si particulier , aimé ces personnages tous plus paumés les uns que les autres car finalement, on l’est tous un peu non ?

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34 # J’étais derrière toi – Nicolas Fargues

Quatrième de couv :

C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé? Je n’ai pas connu la guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre »

Mon avis :

C’est un style d’écriture particulier, celui où l’auteur s’adresse directement au lecteur, et j’ai adoré, j’aimerai voir ça plus souvent.

En ce qui concerne l’histoire en elle même, c’est une histoire d’amour, ou plutôt une histoire d’amour qui a du mal à se terminer pour en commencer une autre.

Marié, deux enfants, il commet un premier impair avec une chanteuse de passage, qu’il avoue directement à sa femme. A partir de là, son couple devient un cauchemar, sa femme, qui a décidé de lui faire payer devient monstrueuse et va même jusqu’à le frapper violemment.

Quand il part quelques jours en Italie et que le destin met Alice sur son passage, sa vie bascule. Il regoutte à l’amour, aux vrais sentiments. Ce petit bout de femme est attirant, attachant et on aimerai qu’il quitte Alexandrine sa femme, pour elle. Mais, pour je ne sais qu’elle raison, il met du temps, il s’attarde, il se pose des questions,  » suis je encore amoureux d’elle ? Est ce que j’ai le droit de la quitter si elle va mal ? » etc.

Alors on le suit dans son histoire et on l’encourage secretement à quitter sa femme pour la belle et intelligente Alice.

J’ai passé un très bon moment à lire ce livre de même pas 300 pages, le style écriture nous donne l’impression de vivre son histoire en direct. Je le conseil vivement.

 » J’ai du mal à imaginer qu’on puisse faire l’amour avec quelqu’un, même d’inconnu, même une unique nuit, sans qu’un lien fort en résulte. Deux corps qui se sont pénétrés, deux peaux qui se sont frottées l’une contre l’autre, deux salives qui se sont échangées, se doivent des comptes, on ne peut pas s’en tirer comme ça, même si chez la plupart des gens, de fait, ça n’engage à rien. »

 

 

 » Je ne me suis jamais senti aussi seul, jamais dans une impasse à ce point, alors je fonds en larmes pour moi tout seul, parce que j’ai fini par comprendre que, dans ces cas-là, quand tu n’as plus d’autre solution, quand ça devient trop, trop impossible, trop sans issue, c’est la seule chose à faire. »

 

 » Pour moi, une inconnue, une fille de façon générale, c’est une fête, une aventure, et son corps offert, le plus inespéré et précieux des trésors. C’est peut-être naïf, mais je m’en fous. Je la revendique, même, cette naïveté, j’en suis fier, je suis très heureux de l’avoir conservée intacte à mon âge parce qu’elle m’a réservé de trop rares mais intenses moments de bonheur ».

 

 

 » A t-on le droit, pour sauver égoïstement sa peau, de quitter celui ou celle que l’on a aimé à la vie à la mort ? As tu le droit de laisser tomber l’autre, lorsqu’il va  moins bien que toi qu’il est plus vulnérable que toi et qu’il est tacitement établi entre vous que son si fragile équilibre dépend de ta décision ou non de rester ? »

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33 # Dracula mon Amour – de Syrie James

Résumé :

Mina est amoureuse et sur le point d’épouser l’homme qu’elle aime. Sa meilleure amie, la jolie Lucy, est elle aussi sur le point de se marier. Les deux jeunes femmes décident de partir en vacances à la mer pour profiter de leurs derniers moments de célibat ! Mais l’arrivée dans leur vie d’un gentleman fascinant, ténébreux et sulfureux, va ébranler toutes leurs certitudes. Lucy tombe mystérieusement malade, et Mina, quant à elle, est soudain assaillie par des désirs inavouables…

Mon avis :

Ce roman est la réécriture du maintenant très connu Dracula de Bram Stocker . Au début je me suis de suite dit que je n’apprécierais pas ce roman qui avait l’air plutôt d’un livre pour midinettes entre 12 et 14 ans. J’ai été agréablement surprise en découvrant l’écriture superbe de ce roman qui ma  » envoûtée ». L’écriture de Mina nous emporte facilement dans son univers et c’est un réel plaisir que de suivre son aventure avec elle.

Même si cela à mis un peu de temps à démarrer, une fois que l’on est bien dans l’histoire on ne peux plus s’en passer.

Cette version de Dracula est tout à fait valable car pour une fois elle n’entache pas le chef d’œuvre de Stoker. Elle s’y colle en quelque sorte, tout en donnant le jour à une formidable histoire d’amour.

En bref, une lecture sympathique et passionnante faisant vivre une belle histoire d’amour entre Dracula et Mina Hacker.

Je l’ai craint. Je l’ai méprisé. Pourtant je n’ai pas pu m’empêcher de l’aimer, quand bien même j’étais consciente de sa véritable nature et de ses intentions.

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32 # Le Club Des Incorrigibles Optimistes – Guenassia J.M

Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sasha, Imré et les autres. Ces hommes avaient tous passé le Rideau de fer pour sauver leur vie. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient tous retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie de Michel. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.

Roman de génération, reconstitution minutieuse d’une époque, chronique mélancolique d’une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un roman étonnant tant par l’ampleur du projet que par le naturel dont il s’en acquitte.

 

Mon avis :

Ce roman est l’histoire de Michel Marini qui en est le héros, mais surtout celle de Leonid, Sacha, Tibor, Imré et les autres. Tous on abandonnés femmes et enfants par craintes d’être arrêté, et tous ou presque ont déjà trahi leurs proches ou leurs idées. Dans leurs pays ils étaient ennemis, en France ils deviennent amis, solidaires et se retrouvent tous dans l’arrière salle d’un bar pour jouer aux échecs. La rencontre avec ces personnes va changer la vie de Michel. Grâce à eux et à d’autres évènements il va apprendre à devenir un homme et à laisser un peu plus chaque jours sa vie d’enfant derrière lui.

Guenassia offre au lecteur une plongée nostalgique mais pas dépourvue de lucidité dans la France des années 50/60, les luttent philosophiques entre Camus et Sartre, les dévoiements de l’URSS, la guerre d’Algérie.

Ce roman est triste , touchant, émouvant, plein d’humour et on ne s’ennui pas une seconde. Cela à été un énorme coup de coeur pour moi et je le conseil à tout le monde !

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31 # Le Maître des Illusions de Donna Tartt

Résumé :

Je suppose qu’à un moment de ma vie, j’aurais pu avoir bien d’autres histoires en réserve, mais maintenant il n’y en a plus qu’une. C’est la seule histoire que je serai jamais capable de raconter. En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l’opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l’avis de ses professeurs, il tente de s’introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d’imaginer ce que lui coûtera sa curiosité

 

Mon avis :

Très bon thriller — on ne peut pas parler ici de polar. Des personnages originaux, du savoir, un style agréable, du cynisme sans tomber dans l’excès, une histoire bien menée. Que demander de plus! C’est un roman intelligent avec des personnages complexes qui tiennent le lecteur en haleine tout le long du roman.Enfin, pour un livre de cette taille, l’histoire ne souffre pas de trop de longueurs mis à part, peut-être, un ou deux passages. A lire sans hésitation.

« Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ? […] Si nos âmes sont assez fortes, nous pouvons déchirer le voile et regarder en face cette beauté nue et terrible ; que Dieu nous consume, nous dévore, détache nos os de notre corps. Et nous recrache, nés à nouveau. »

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30 # Les Pages de Notre Amour – Nicolas Sparks

«Je suis un homme ordinaire, et j’ai mené une vie ordinaire. Aucun monument ne sera élevé à ma mémoire, et mon nom sera vite oublié. Mais j’ai aimé de tout mon coeur, de toute mon âme.»

Telles sont les paroles de Noah. Allie et lui se sont connus alors qu’ils n’avaient encore que quatorze ans et depuis l’amour n’a jamais cessé de les unir.

Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, Noah veille sur Allie atteinte de la maladie d’Alzheimer. Lorsqu’elle a ressenti les premiers symptômes, elle lui a demandé de lui faire la lecture de leur propre histoire. Alors, pendant des heures, il reste auprès d’elle et lui raconte inlassablement leur bonheur.

L’évocation au jour le jour de leur amour parviendra-t-il à freiner l’inexorable progression du mal qui ronge Allie ?

Mon avis.

C’est une histoire d’amour comme on voudrait tous en vivre. Une histoire d’amour qui n’arrive qu’aux autres.  Noah et Allie se sont trouvés alors que tout les séparaient et ils se sont aimés de la plus belle façon que l’ont puisse le faire.

C’est une histoire touchante, émouvante et passionnante relatée avec tendresse part Noah qui voit son amour se faire voler par la maladie.

Nicholas Sparks nous fait rêver avec ses mots et sa jolie façon d’écrire.

 

Livre à lire et film ( N’oublie Jamais) à voir : )

 

Extraits : 

  « Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fou l’un de l’autre… »

  « Ma très chère Allie,

Je n’ai pas pu fermer l’œil parce que je sais que tout est fini entre nous. Je ne suis plus amer car je sais que ce que nous avons vécu était vrai. Et si un jour, nous nous rencontrons dans nos nouvelles vies, je te sourirai sincèrement, en me rappelant l’été que nous avons passé sous les arbres, apprenant à nous connaître en étant amoureux l’un de l’autre. Le plus bel amour est celui qui éveille l’âme et nous fait nous surpasser. Celui qui enflamme notre cœur et apaise nos esprits. C’est ce que tu m’as apporté. Et c’est ce que j’espérais pouvoir t’apporter pour toujours. Je t’aime, À très bientôt. »

 « Le plus bel amour est celui qui éveil l’âme, et nous fait nous surpasser. Celui qui enflamme notre cœur et apaise nos esprit. C’est ce que tu m’as apporté. »

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29 # Seul le Silence de R.J Ellory

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que dire sur cette œuvre, à part que je l’ai trouvé parfaite ? On compare ce livre à celui de Capote « De sang froid », mais je l’ai trouvé 100 fois mieux, j’ai largement préféré ce style d’écriture à celui de Capote. Joseph grandit dans un village de Géorgie où se produit des meurtres de fillettes dont personne ne trouvent le meurtrier. Cette histoire va être l’histoire de sa vie, il sera toujours hanté par ça. En grandissant il décide de partir pour New-York, le crime semble être résolu, sauf qu’après un moment là bas, il découvre que cela à continuer et décide de tout faire pour trouver l’auteur de ces meurtres. L’intrigue est tellement bien menée, que je n’ai pas pu lâcher le livre des mains, pendant tous le récit j’ai soupçonné à peu près tous les personnages, secondaires, passagers ou réguliers sans deviner une seconde qui était le tueur.  Le personnage de Joseph est parfait, il est le narrateur de l’histoire et nous suivons sa vie et son enquête sans nous ennuyer.

Ce roman, c’est du grand art ! J’ai hâte de lire ses autres livres.

Ce serait un vieil homme, et son coeur brisé par la jolie fille de Berrien n’aurait pas guéri. Le temps ne guérit pas de telles blessures. Le temps ne fait rien que nous rappeler que nous n’en avons jamais assez.

la solitude est une drogue, un narcotique ; elle se répand dans les veines, dans les nerfs et les muscles ; elle s’arroge le droit de posséder votre corps et votre esprit. L’isolement et la solitude sont des murs

L’amour, conclurais-je par la suite, était la seule chose qui comptait. L’amour était ce qui brisait et guérissait les cœurs. L’amour était mal compris, l’amour était la foi, l’amour était la promesse de l’instant présent qui devenait espoir pour l’avenir. L’amour était un rythme, une résonance, une réverbération. L’amour était maladroit et idiot, il était agressif et simple et possédait tant de qualités indéfinissables qu’il ne pouvait jamais être exprimé par des mots. L’amour était vivre.

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28 # Le quai de Ouistreham – De Florence Aubenas

❤ COUP DE COEUR ❤

Qui est florence Aubenas ? 

Florence Aubenas (née le 6 février 1961 à Bruxelles) est une journaliste française. Elle a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération comme grand reporter jusqu’à son départ en 2006 pour l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Lors d’un reportage en Irak, en 2005, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois. Le 2 juillet 2009, elle a été élue à la tête de l’Observatoire international des prisons.

Quatrième de couverture.

Comment vit-on en France, aujourd’ hui, quand on a un revenu inférieur au Smic – voire pas de revenu du tout ? Pour le savoir, Florence Aubenas quitte temporairement sa famille, ses amis et son emploi de grand reporter au Nouvel Observateur pour vivre pendant six mois dans la ‘France de tout en bas’. Embauchée d’abord comme femme de ménage dans une ville de province, cumulant les contrats précaires, elle plonge dans un autre monde. Un monde où le travail est rare et les nuits brèves, l’exploitation maximale et la solidarité active. Où les lieux de rencontre sont lePôle emploi et l’hypermarché local. Entre colère et résignation, chacun lutte pour sa survie.

Mon avis.

De février à juillet 2009, elle prend un congé sabbatique laissant circuler la rumeur qu’elle part au Maroc écrire un roman. Dans les faits, elle s’installe à Caen et s’inscrit comme chômeuse au Pôle emploi pour chercher du travail. Elle mène l’enquête sur la France des travailleurs précaires qui vivent avec un salaire inférieur au SMIC.

Pendant 6 mois elle va vivre le quotidien d’une chômeuse qui n’a jamais travaillé et qui n’a pour seul bagage qu’un bac L. Elle nous décrit magnifiquement bien la misère sociale et culturelle de la France. On pourrait croire, après son enlèvement en 2005 que tout le monde la reconnaîtrait, mais non, elle y est aller elle même tout simplement, en portant juste ses lunettes et avec une nouvelle couleur de cheveux. Pendant 6 mois elle va accumulé les petits boulots d’agent d’entretien elle va connaître la galère et l’humiliation que toutes les femmes qui sont dans la même condition qu’elle vivent au quotidien. Malgrés l’humiliation que subissent ces femmes tous les jours, la peur du liceciment est trop présente pour abandonner.

Et c’est à travers le portrait de toutes ses collègues que l’on se rend compte de la gravité de la crise et ce que ça représente pour ceux qui sont dans la précarité. C’est une vie à quémander un bout d’heure de travail par ci ou pas là, et la recherche d’un travail prend tout leur temps, la preuve, pendant ces 6 mois, Florence Aubenas n’est rentrée que 2 fois chez elle, elle avait trop à faire à Caen. Entre les rendez-vous chez Pôle emploi et les formations toutes plus bidons les unes que les autres, les 3 CDD signés en même temps. Il y a vraiment peu de temps pour faire autre chose.

Pendant tout le roman, Florence Aubenas ne portera aucun jugement, elle racontera simplement, d’une très belle façon la France vue avec les yeux de la crise.

Témoignage poignant, bouleversant, drôle et terriblement réel.

Un gros coup de coeur pour moi.

Le livre de Florence Aubenas remporte, le 30 Avril 2010, le prix Jean Amila-Meckert, qui récompense chaque année un ouvrage d’expression populaire et de critique sociale.

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27 # 6 heures plus tard – Donald Harstad

 Quatrième de couv : 

Personnage unique dans le domaine du polar, à l’instar d’un Philip Marlowe ou d’un Harry Bosch, Carl Houseman, le shérif du comté de Nation, que Donald Harstad fait bénéficier de ses vingt ans passés dans la police de l’Iowa, quitte cette fois son territoire habituel pour les brumes de Londres.
Envoyé en tant que « simple observateur » aux côtés du New Scotland Yard pour enquêter sur la disparition mystérieuse d’une jeune fille originaire de l’Iowa, Carl, loin de tous ses repères, est désormais seul, ou presque, pour affronter un ennemi aussi terrifiant qu’inhabituel.
En suivant au jour le jour l’enquête de Carl Houseman, on retrouve le style qui a fait le succès de Donald Harstad : une écriture sèche, presque documentaire, d’un réalisme étonnant, qui analyse dans toute leur complexité les méthodes d’investigation contemporaines.

Mon avis : 

Ayant déjà vu ce roman plusieurs fois chroniqué et apprécié sur la toile, j’ai voulu aussi le lire. Malheureusement il n’a pas eu le même effet sur moi que sur les autres. Je n’ai pas du tout accroché. Nous suivons en parallèle l’histoire des kidnappeurs et l’avancé de l’enquête de la police. J’ai aimé le personne de Carl Houseman, mais j’ai trouvé que l’enquête mettait un temps fou à avancé, c’est peut-être ça qui le rend près de la réalité pour les autres, car j’imagine bien qu’une enquête met du temps à être résolue, mais pour moi, qui suis toujours très impatiente, attendre 200 pages pour récolté le premier indice est vraiment, mais vraiment trop long. Mais l’auteur, qui décrit en même temps sa propre expérience de Sherif dans ce livre, à décrit de manière très réaliste la vie quotidienne que l’on a dans ce genre de métier à risque. Donc en bref, pas vraiment un coup de coeur pour moi, même si j’ai tout de même passé un bon moment.

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