# 48 Une si belle image, De KatherinePancol

Résumé :

Jackie,
c’est l’histoire de toutes les femmes.Elle nous ressemble
terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.Elle était beaucoup trop fière. Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.
Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.
C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image

Mon avis :

On connaît tous Jackie Kennedy, si charismatique et en même temps, si mystèrieuse, mais qui se cache réellement derrière cette si belle image ? C’est l’histoire d’une vie, de sa vie, que Katherine Pancol va nous raconter dans ce roman.

Katherine Pancol nous livre la vie de Jacqueline Bouvier, Kennedy puis Onasis depuis son enfance, jusqu’à sa mort.  On fait la connaissance d’une femme qui a toujours su cacher sa vraie personnalité aux yeux du monde, sa force et ses faiblesses !!

Un roman passionnant, sur une femme qu’on ne connaissait pas du tout, les apparences sont souvent trompeuses

Jacqueline Bouvier vint au monde le 28 juillet 1929, avec six semaines de retard. Ce n’était plus une naissance, c’était un événement. Jackie n’est
pas née : elle a fait son entrée dans le monde. Et, comme les rois et les reines, les princes et les princesses, elle s’est faite attendre.

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# 47 – Sourire en Coin de Nicci French

Résumé :

Lorsqu’elle surprend son petit ami en train de lire son journal intime, Miranda met aussitôt fin à leur liaison. Brendan a beau être un fiancé idéal, aimable, souriant, disponible, elle ne peut supporter cette intrusion dans sa vie privée. Quelques jours plus tard, Miranda apprend que Brendan a entamé une relation avec sa soeur Kelly. Coïncidence ? Hasard troublant ? Puisque Kelly est follement amoureuse et la famille ravie de cette idylle, Miranda n’a aucune raison de douter des sentiments du jeune homme. Vraiment aucune ?

Mon avis : Miranda quitte son petit ami, Brendan, qu’elle surprend chez elle en train de lire son journal intime. Pensant ne plus jamais le revoir, elle apprend qu’il sort avec sa sœur, et à partir de là, la descente aux enfers commence. Beaucoup de choses bien trop difficiles à croire lui arrivent, elle se croit folle et en tant que lecteur on ne sait plus où est la vérité. Cette histoire est cruelle, vicieuse, diabolique, impossible de s’arrêter.

 

Ce Livre est une merveille, un de ces livres envoûtants qui vous empêchent de dormir !

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# 46 – Quitter le Monde, de Douglas Kennedy

Résumé :

Le soir de son treizième anniversaire, lors d’une énième dispute entre ses parents, Jane Howard annonce qu’elle ne se mariera jamais et n’aura jamais d’enfants.
Mais sommes-nous maître de notre destinée ? Une quinzaine d’années plus tard, Jane est professeur à Boston et amoureuse de Theo, un homme brillant et excentrique qui lui donne une petite Emily. A sa grande surprise, Jane s’épanouit dans la maternité. Mais la tragédie frappe et Jane, dévastée, n’a plus qu’une idée en tête : quitter le monde. Alors qu’elle a renoncé à la vie, c’est paradoxalement la disparition d’une jeune fille qui va lui donner la possibilité d’une rédemption.
Lancée dans une quête obsessionnelle, persuadée qu’elle est plus à même de résoudre cette affaire que la police, Jane va se retrouver face au plus cruel des choix : rester dans l’ombre ou mettre en lumière une effroyable vérité…

Mon avis :

Un énorme coup de coeur ! Je ne pouvais plus fermer ce livre. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, mais j’ai adoré ! A force, j’avais l’impression de la connaître, Jane, cette femme à qui rien ne sourit, cette femme qui a eu tant de malheur dans sa vie, qui est sortie d’Harvard avec un doctorat en lettres, qui a eu une courte expérience en tant que trader, qui a été enseignante à l’université, etc etc. Et pourtant il n’y que des malheurs qui vont lui tomber dessus: une mère qui l’accuse de sa séparation d’avec son père, un père escroc, un amour perdu, etc, jusqu’au jour où elle va vouloir fuir à tout prix, quitter le monde… se detacher de son ancienne vie, de ses amis, de ses collègues, jusqu’à être totalement seule… tout, va être difficile pour elle, mais elle s’en sortira et c’est un peu la moral de ce livre, que quoi qu’il nous arrive, on survit !

Merci à Douglas Kennedy pour ce chef d’oeuvre litteraire, captivant, délirant, hilarant… et j’en passe !!

A LIRE A TOUT PRIX !!

« Ah, comme nous sommes tous prisonniers de notre passé ! Pourquoi n’arrivons nous pas à nous libérer du fardeau que nous transportons, de sorte que celui-ci finit par gouverner notre existence ? »

« Une fois encore, le besoin de sécurité, cette pulsion qui nous conduit si souvent à de mauvais choix, a triomphé »

« Une fois encore, je devais constater la fatalité de l’un des grands principes de la condition humaine : les répercussions de choix anciens se font sentir dans tout ce qui vous arrive par la suite ; avec un peu de chance, leur écho ne résonne que dans la sphère la plus privée qui soit, celle de la conscience, mais que vos actes tombent d’une façon ou d’une autre dans le domaine du public, et ils projetteront à jamais sur vous une autre soupçonneuses. »

 

« On finit toujours par tout regretter. C’est l’essence de ce qu’on appelle la condition humaine. « J’aurais pu mais je ne l’ai pas fait », « je voulais mais me le suis interdit »…On en revient toujours à ça. »

 » J’en suis venue à me rendre compte qu’il existe un énorme fossé entre « comprendre » un événement qui bouleverse votre vie et « accepter » sa terrible réalité. »

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# 45 – Mon enfant de Berlin, De Anna Wiazmesky

Resumé :

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c’est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l’ignorer. Elle souhaite n’exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c’est l’amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

Mon avis :

Jamais je n’aurais pensé l’aimer autant, ce livre lu en 2 jours, je ne m’attendais pas du tout à ça. C’est l’histoire de Claire, c’est l’histoire de Wia et celle de tous les autres. Claire, une Française, fille d’un ecrivain connu; François Mauriac, qui s’engage dans la croix rouge française et qui souhaite sauver le plus de monde possible et qui, après la guerre ira à Berlin et sera chargée du rapatriement des Français ! A Berlin, elle fera la connaissance de Wia, un officier Russe devenu Français après la guerre.

Le roman est le plus souvent composé des échanges de lettres entre Claire et ses parents ! On y voit la difficulté de l’époque, la recherche de nourriture et l’habitation sommaire des Berlinois.

Dans ce roman, Anne Wiazmesky decrit très bien la vie de ses parents, que tout oppose, ils sont tout deux issus d’un monde totalement différent, et pourtant, ils s’aiment !!

La naissance d’Anne Wiazmesky,  » L’enfant de Berlin » nous annonce l’espoir et l’optimisme de l’après guerre.

Un roman parfait. Un coup de coeur.

« Wia aime sortir le soir et je déteste ça ; il aime voir des amis et je déteste ça; il aime raconter des histoires drôles et je déteste ça; nous n’avons aucun point commun, mais je pense que c’est peut-être avec lui que j’ai une toute petite chance d’être heureuse. »

« Claire allume une cigarette. Avec une lucidité glacée elle compare sa famille à celle de Wia. Il ne s’agit pas seulement de deux nationalités différentes, il s’agit de deux mondes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre »

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# 44 – Pourquoi j’ai mangé mon père DE Roy Lewis

Résumé :

Lorsqu’on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j’ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieux un divertissement total et entier. Vercors a ri, Théodore Monod a ri, tout le monde salue l’humour dévastateur et ethnologique de Roy Lewis. Utilisant avec réussite le principe ancien qui consiste à transposer dans une époque (la préhistoire), la pensée d’une autre (la nôtre), Roy Lewis nous conte les efforts de nos ancêtres les demi-singes dans leur lutte acharnée pour la survie et la prospérité de l’espèce. Voilà que nos ancêtres sont à la croisée des chemins, face à une nature hostile et à une foule de prédateur. Un tournant de l’évolution qu’il est crucial de négocier en douceur, sous peine d’extinction. Or, voilà qu’Edouard, hominien à l’esprit éclairé, découvre le feu. Une trouvaille qui sauve la famille certes, mais déplaît fort à son frère Vania, qui prédit la fin du monde, milite pour la viande crue et le retour dans les arbres…  Roy Lewis fait ici de l’anachronisme sa seule loi et revisite avec brio les grands thèmes de société : l’éducation, le rôle de la femme ou l’éternel combat entre progressistes et réactionnaires. Il aborde également l’écologie, la famille et pose la question cruciale de la maîtrise du progrès technique par le biais de cette fresque grandiose, hilarante et moderne. –Hector Chavez

Mon Avis  :

L’histoire se passe pendant la Préhistoire, où nous vivons en direct la découverte du feu et bien d’autre découvertes liées à cela comme la cuisine par exemple.

C’est l’auto biographie d’Ernest, jeune homme de Néandertal à l’ époque du pléistocène en Afrique de l’ Ouest. Grâce à ce livre, nous constatons les nécessités de l’évolution de la race humaine. Sans le feu, l’homme était la proie de beaucoup de prédateurs !

Tous les personnages sont attachants, le père d’Ernest, qui ne rêve que de progrès et d’évolution, l’Oncle Vania, grand singe arboricole qui prône la continuité, la tradition, la soumission aux lois de la nature. Et Ernest, un peu effrayé par les découvertes de son père et qui a un peu peur des conséquences.

J’ai particulièrement aimé, l’Oncle Ian, on ne le voit pas longtemps, car c’est un globe trotter, il est parti longtemps et a rencontré beaucoup d’autres espèces qu’il viendra nous décrire à son retour de voyage.

Ce roman est plein d’humour, je n’ai pas été déçue, j’ai eu ce que je voulais, du rire et des informations sur nos ancêtres !!

 

 

 

L’amour ! Je maintiendrai toujours, si futile que fût en inventions et en développement culturels le moyen pléistocène, qu’une des plus grandes découvertes de ce temps ce fut l’amour. Ca me pris, à l’époque, absolument au dépourvu. En un instant, je fus une créature aussi neuve, aussi fraîche, aussi souple, aussi joyeuse et libre qu’un serpent qui vient de changer de peau. Une libellule aux ailes radieuses après sa longue nuit de chrysalide. Je m’excuse de ces métaphores passablement usées, mais les nouvelles générations n’ont pas connu la merveille insouciante de cette première extase. La jeunesse d’aujourd’hui s’en est trop fait compter, elle sait à quoi s’attendre et elle attend monts et merveilles. Mais moi, personne ne m’avait prévenu. J’étais un nouveau-né. Aussi, quelle métamorphose ! Quel privilège insigne, que d’être le tout premier à vivre une nouvelle expérience humaine ! Et quand, cette expérience, c’est l’amour, imaginez-vous cela ? A présent, l’amour est devenu une sorte de routine, une marchandise de seconde main, même si les jeunes y trouvent encore une humble joie quand il le découvrent au sommet d’une montagne, au coeur de la forêt ou sur le bord d’un lac, il a prid sa place nécessaire dans le processus évolutionnaire -mais, ah ! quand à peine il venait d’éclore pour la première fois !

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# 43 – Apocalypse Bébé de Virginie Despentes.

 

Résumé : 

 

Valentine disparue … Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l’adolescente égarée … Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d’une époque.

 

Mon Avis : 

 

Valentine a disparu. Lucie, détective privée a été engagée tout d’abord pour la surveiller et ensuite pour la retrouver. Elle se fait aider par la Hyène, dont le surnom lui va à merveille.

L’histoire commence alors. Avec des personnages plus déjantés les uns que les autres, du Virginie Despentes tout craché.

Cette dernière dresse dans son roman un tableau de la société, et elle l’a massacre, toutes les classes y passent, personne n’y échappe.

Beaucoup de thèmes différents apparaissent dans ce livre, il y a la vie d’une adolescente qui grandit avec un père distant et une mère qui l’a abandonnée, l’homosexualité également, les histoires d’amour, la sexualité, la société de consommation, etc…

 

Pour conclure, un roman digne de Virgine Despentes ; poignant, trash, vulgaire, prenant. On ne peut pas tous aimer, mais moi… j’adore !!!

 

« On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l’industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu’elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l’air d’autre chose que de ce qu’elles sont… »

 

 » Une gueule d’ange. Une âme de salaud. Un classique. »

 

 » Les enfants sont les vecteurs autorisés de la sociopathie des parents. Les adultes geignent en faisant mine d’être dépassés par la vitalité « destroy » des petits, mais on voit bien qu’ils jouissent d’enfin pouvoir emmerder le monde en toute impunité, au travers de leur progéniture. Quelle haine du monde a bien pu les pousser à se dupliquer autant? »

 

« Je suis la peste, le choléra,
la grippe aviaire et le bombe A.
Petite salope radioactive,
mon coeur ne comprend que le vice.
Transuraniens, humains poubelles,
contaminant universel. »

 

« Par la violence, on instaure toujours un nouveau pouvoir, qui se légitimera comme les pouvoirs précédents : par la violence. Ne changent que les têtes qui dirigent. Car le nouveau pouvoir ne trouvera jamais légitime la violence de ceux qu’il opprime, et la boucle est bouclée ».

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# 42 – Miracle Dans les Andes – Nando Parrado

C’est un vendredi 13, en 1972, que le Fairchild F-227 qui transportait une équipe de rugbymen uruguayens s’écrasait dans les Andes. Cet accident allait donner naissance à une légende. Soixante-douze jours durant, les survivants de ce crash vécurent sur un glacier à 3500 mètres d’altitude, au milieu des cadavres et des débris de la carlingue. Seuls au monde, ils luttèrent contre le froid et le désespoir – n’ayant bientôt d’autre choix que de manger la chair de leurs compagnons morts. De cet épisode – dont le journaliste Piers Paul Read tira un ouvrage qui émut le monde entier – il nous manquait, à ce jour, le récit d’un survivant. Et c’est ce récit que Nando Parrado, après s’y être refusé pendant plus de trente ans, vient d’écrire. Une extraordinaire leçon de courage.

Mon Avis : 

Ce livre est l’un des plus touchants que j’ai lus. Après une lecture pareille, on n’en ressort pas indemne, Nando Parrado nous a décrit son expérience avec tellement d’humilité, que j’en ai pleuré.

Ce héros qui pour lui n’en n’était pas un du tout et pourtant… grâce à son courage, lui et ses amis sont en vie, grâce à son obstination dans la montagne, grâce à son ami Roberto avec qui il est parti chercher des secours. 10 jours, ils ont marché dix jours dans les Andes, escaladant des montagnes que même des professionnels n’oseraient grimper. Ce livre nous apporte beaucoup plus que ce que l’on croit. C’est une leçon de vie, une leçon de courage.

L’expression  » Quand on veut, on peut » prend tout son sens ici. Et puis finalement, une chose importante ressort de tout cela, quoi que l’on fasse, où que l’on soit, il faut profiter de la vie, car on ne sait pas de quoi sera fait demain…

 » La réalité de la mort était évidente, si puissante que pendant un instant, elle a anéanti tout ce qu’il y avait de temporaire et d’illusoire. La mort avait montré son vrai visage, sombre, avide, invincible, et pendant une fraction de seconde, il m’a semblé que derrière l’illusion fragile de la vie, il n’y avait rien d’autre que le néant »

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39 # Blonde – Joyce Carol Oates

Quatrième de Couv :

Des cheveux blonds, de grands yeux bleus, une petite bouche colorée, un corps sublime… un mythe est né ! Mais qui est vraiment Norma Jeane Baker, alias Marilyn Monroe ?Tour à tour actrice de talent et jeune femme apeurée, femme fatale et femme-enfant, Norma Jeane et Marilyn… elle est insaisissable et mystérieuse. A travers ce roman qui mêle fiction et réalité sans qu’on puisse les distinguer, Joyce Carol Oates revient sur la vie d’une femme adorée de tous, sur sonenfance particulière, son désir de plaire, ses rôles dans lesfilms et hors caméras, ses faiblesses, ses joies, sa fragilité, son endurance… De ces ambivalences s’est formée une personnalité hors du commun, celle d’un ‘ange’ comme disaitMarlon Brando, d’un ange en perpétuel danger dont le bourreau principal est lui-même…

 

Mon Avis  :

 

Ce n’est pas une biographie, ce n’est pas toute sa vie retracée en détail. C’est un roman, c’est les moments importants ou non de sa vie, la vie de Norma Jeane Baker alias Marilyn Monroe, l’actrice Blonde qui est entrée dans l’histoire. C’est en fait un récit dont les deux « personnages » principaux sont la psychologie de l’actrice et sa manipulation par son entourage.

 

« Blonde » a beau être une biographie fictive de Marilyn, le roman donne l’impression de réellement pénétrer dans l’intimité de la star.

 

Ce roman m’a transportée, quand on le voit de l’extérieur, avec ses plus de 1 000 pages on se dit que ce sera trop long, mais c’est faux, il y a bien sûr quelques passages un peu longs et quelques passages incompréhensibles je l’avoue. Mais au bout du compte on a l’impression de vivre avec elle. Joyce Carol Oates recrée magnifiquement bien la vie spirituelle et poétique de Marilyn.

 

En commençant par l’enfance pas commode de Norma Jeane sa mère, folle, qui tente de la tuer dans son bain, son père inconnu ! Puis l’adolescente mariée « de force » par sa mère d’accueil qui était jalouse d’elle, et enfin la femme qui se transforme peu à peu en Marilyn, Marilyn Monroe adorée, fascinée et adulée de tous !

 

Mais derrière ce beau visage se cache un être perdu, qui peut passer de l’état adorable et celui d’insupportable en quelques minutes sans que l’on ne sache pourquoi. Elle passe sa vie à la recherche d’un père pour son enfant, plus que tout le reste, plus important que sa carrière que ses mariages. Tout ce dont elle rêve c’est d’avoir un bébé. Mais on se rend vite compte qu’elle n’arrive à avoir aucune attache, ni amoureuse, ni amicale et on sent qu’un mal la guette, comme si elle était toute proche de tomber…dans la folie.

 

Le style d’écriture de Joyce Carol Oates est parfait, fluide, doux, simple et beau.

Un récit émouvant, touchant, sensible.

Un récit à couper le souffle.

 

Monroe était une artiste. Elle était une des rares que j’ai rencontrées à prendre toute cette merde au sérieux. C’est ça qui l’a tuée, pas le reste. Elle voulait être reconnue pour une grande actrice et en même temps être aimée comme une enfant et on ne peut manifestement pas avoir les deux.

 

C’était un être que la société ne protégeait pas, pas de famille, pas d' »héritage ». Un morceau de viande appétissante à commercialiser. Dans la fleur de son âge, et cette fleur ne durerait pas.

 

 

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38 # Le Pingouin – De Andre Kourkov

Quatrième de Couverture :

A Kiev, Victor Zolotarev et le pingouin Micha tentent péniblement de survivre. Victor, journaliste, est sans emploi et Micha, rescapé du zoo, traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire de l’appartement. Lorsque le patron d’un grand quotidien offre à Victor d’écrire les nécrologies – les « petites croix » – de personnalités pourtant bien en vie, Victor saute sur l’occasion. Un travail tranquille et lucratif.
Mais un beau jour, les « petites croix » se mettent à mourir, de plus en plus nombreuses et à une vitesse alarmante, plongeant Victor et son pingouin neurasthénique dans la tourmente de ce monde impitoyable et sans règles qu’est devenue l’ex-Union soviétique.

Mon Avis :

L’histoire se déroule dans les années post-soviétiques de l’Ukraine. Tout tourne autour de l’argent, de la mafia, etc. Dans tout ça, il y a Victor, le héros de notre histoire. Qui a une vie très originale, puisque son animal de compagnie est un pingouin; Micha.

 

Écrivain raté il trouve un travail dans un journal, qui va être d’écrire des  » petites croix », des nécrologies de personnes souvent célèbres avant même qu’ils ne soient morts. Mais bientôt, toutes ces  » petites croix » vont se mettre à mourir les unes après les autres.

Il doit donc se cacher. Il accueille chez lui une petite fille, Sonia, pour la protéger et engage une nounou, Nina. Et ils vivent ainsi tous les quatre, Victor, Micha, Sonia et Nina. Victor ne sort pas de chez lui, il ne fait rien d’autre qu’attendre la suite des évènements, il est dans son monde avec sa famille hors du commun. Il vit dans une société où tout lui échappe.

 

Bien sûr, en lisant ce roman il faut le remettre dans son contexte géopolitique.

Andreï Kourkov s’amuse énormément avec l’absurde post-soviétique. L’humour et l’exagération sont très présents.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, même si le personnage de Victor est souvent un peu mou, on a l’impression d’avoir plus envie que Victor de savoir la suite des évènements. Mais c’était vraiment un roman très intéressant.

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37 # Lucky – Alice Sebold

J’ai tout d’abord lu  » La nostalgie de l’ange » , il y a quelques années, que j’avais trouvé très touchant .

Celui ci est différent, car c’est sa propre histoire, l’histoire du jour où sa vie a changé, l’histoire du jour où Alice Sebold s’est faite violer.

Le roman commence difficilement, on a du mal à avancer, car elle décrit son viol. Et elle ne mâche pas ses mots !

Puis elle nous raconte comment sa vie se déroule, Après !

Le regard que les gens ont sur elle !

Le moment où l’ont attrape son agresseur et où elle doit se retrouver au tribunal en face de lui.

Les gens autour d’elle qui doutent d’elle, dont son père !

Le temps interminable que peut prendre une action en justice….

Un récit dure à lire, où l’ont voit toutes les étapes par lesquelles elle passe, l’alcool, la drogue, ses aventures , ses dépressions, ses amants, un réel parcours du combattant…

Un roman vraiment très touchant, mais je pense que je ne pourrais pas le lire deux fois.

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