Archives de Catégorie: Romans Français

# 56 – Autobiographie d’Une Courgette – Gilles Paris

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Editeur : J’ai lu

Nombre de pages : 254

Résumé :

« Depuis tout petit, je veux tuer le ciel ». Ainsi commence l’histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l’usine et boit des bières en regardant la télévision du matin au soir. Elle s’occupe peu de son fils qui n’apprend rien à l’école et joue seul pour la plupart du temps. Les rares dialogues échangés passent par la télévision, source d’inspiration de Courgette qui ne connaît la vie qu’à travers le petit écran. Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Le juge le déclare « incapable mineur » et Courgette est envoyé dans une maison d’accueil. Mais pour Courgette, contrairement aux autres enfants, la maison d’accueil est loin d’être « une prison ». L’apprentissage d’une vie passe désormais par les Fontaines et tous les rêves de Courgette deviennent possible.

Mon Avis :

C’est l’histoire d’Icare, que tout le monde surnomme Courgette. Il a 9 ans, et vit seul avec sa mère. Une mère alcolique et violente. Courgette ne connaît la vie qu’a travers l’écran de télévion devant lequel sa mère passe tout son temps. Le jour où il trouve le revolver de sa mère, il la tue accidentellement. Il se retrouve aux  » Fontaines » , dans un foyer avec d’autres enfants qui n’ont pas eu de chance. Et finalement, la mort de sa mère lui a sauvé la vie. En arrivant aux Fontaines il va apprendre la vie avec ses nouveaux amis, ses éducateurs qui prennent soins des enfants, et surtout, il va apprendre l’amour, avec Camille.

Cette histoire racontée directement par Courgette est une merveille de douceur et de tendresse. Pleine d’optimisme et de réalité et d’espoir, ce roman est plus que touchant.

Extraits :

 » La petite fille s’sappelle Camille. Je pense à elle, même quand elle est là. Quand elle me regarde, je deviens aussi rouge qu’une fraise. On dirait une fleur sauvage qu’on veut pas cueillir pour pas qu’elle s’abime entre vos doigts »

 » Les adultes des fois, ça dit des trucs stupides à cause de la peur qui leur dévore le coeur. »

 » Je regarde Camille. Et je me sens tout bizarre, comme si mon coeur jouait au foot avec mon estomac. »

 » Des fois les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’intérieur. »

 » Moi, quand je serais vieux, j’aurais toujours 10 ans, je poserais toute sortes de questions stupides et je n’aurais pas une seule ride. »

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février 21, 2013 · 3:20

# 53 – Les Coeurs Autonomes De David Foenkinos

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Résumé :
Le plan, c’était d’attacher les flics avec leurs propres menottes. Mais ces deux-là n’ont pas de menottes. Les menottes, c’est le coeur du drame. Plus tard, elle dira que si les flics avaient eu des menottes, rien de tout ce qui va suivre ne serait arrivé.  » Histoire d’un amour hors du commun, évocation de la jeunesse révoltée, ce roman est librement inspiré de l’histoire de deux jeunes amants meurtriers.

Mon Avis :
Avec ce roman, David Foenkinos revient sur l’affaire Rey-Maupin. Je ne connaissais pas du tout cette affaire, puisque j’étais encore petite en 1994. J’ai donc découvert l’histoire avec « les coeurs autonomes ». On découvre donc ce couple si spécial, ce couple amoureux qui ne veut pas faire partie de la société, qui ne veut pas « rentrer dans le moule ». Elle fait ça pour lui, pour qu’il soit fier d’elle, il fait ça car il est passionné, énervé contre cette société qu’il déteste.
Un amour à toute épreuve, délivré sans aucune réserve, une adoration meurtrière sans faille. Le rythme que David Foenkinos utilise dans son roman est fluide voire même poétique, il se lit bien et vite. Il nous emporte dans la spirale infernale de haine et d’amour de ce couple marginal. C’est un coup de coeur pour moi.

Extraits :
« Elle regarde son amour, immobile déjà, et calme. Presque soulagé par la mort. Elle s’approche de lui, et pose ses lèvres sur ses lèvres. Ce moment est parsemé de tous leurs moments, en folie, à la vitesse supérieure, les moments de leur amour tourbillonnants autour de leurs deux visages comme la vie défile aux yeux de ceux qui glissent vers le néant.  »

 » C’est vraiment des cons. Des purs produits de la société. Ils vont s’engluer dans les études, avoir une bonne situation, puis s’acheter une belle maison, faire trois gosses, et puis acheter un chien. (…) Tout avoir, posséder, déposséder les autres. Ce sont des cons. Je leur laisse deux ans pour voter à droite. « 

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# 51 – Au secours Pardon – Beigbeder

Quatrième de couv :

 

«  Dehors, le blizzard soufflait ; devant le café Vogue, trois chevaux-taxi attendaient en grelottant sous la neige de m’emmener ivre mort à la Galleria contre 200 roubles. Parfois, je vibrais à l’unisson de ce décor de féerie, la blancheur conférait à tout ce qui était visible une aura merveilleuse, et alors, l’espace d’un instant, le monde me semblait bien organisé »

 

Octave est de retour. L’ancien rédacteur publicitaire de 99 francs porte désormais une chapka. Il erre dans Moscou, sous la neige et les dollars, à la recherche d’un visage parfait. Son nouveau métier ? « Talent Scout » ; un job de rêve, payé par une agence de mannequins pour aborder les plus jolies filles du monde. Tout le problème est de trouvé laquelle.

 

 

Mon avis :

 

Octave est de retour pour de nouvelles aventures, cette fois il ne travail pas dans la pub à Paris, il est installé en Russie, il a 40 ans, divorcé 2 fois, et recherche des mannequins dans la rue. Il a une idée très précise, pour trouver la fille parfaite, car pour lui c’est mathématique. Il rencontre des tas de jeune fille, mais il va littéralement tomber sous le charme de Lena, la jeune fille que le prêtre lui présente, ce dernier avait rencontré sa mère sur Paris. Octave fond en sa présence, seul problème, elle a 14 ans. Ce qui nous confirme qu’il est toujours aussi fou que dans 99 francs, mais cette fois, Beigbeder va vraiment loin, à un point où ça en devient malsain. Et pourtant, c’est du Beigbeder tout craché, et j’ai vraiment aimé. J’ai aimé le pétage de plomb d’Octave, j’ai aimé les interventions des gens de son entourage comme son ex-femme qui le compare à l’homme invisible. Bien trash comme il faut, bien déjanté comme je les aime, j’ai adoré. J’ai envie d’aller en Russie maintenant.

 

Extraits :

 

  • « Chérie, je t’aimerai toujours, tu es vraiment faite pour moi, mais j’ai envie de faire l’amour à d’autres femmes que toi. Cela te paraît insupportable alors que c’est toi qui est insupportable : tu contestes tout simplement l’essence de ma masculinité. Il n’est pas très grave que je couche avec d’autres femmes si tu n’enquêtes par sur tous les détails et ne lis pas mes e-mails. Tu peux faire la même chose, je ne te l’interdis pas, au contraire, ça m’excite de savoir désirée par d’autres hommes car comme tous les mecs je suis un pédé refoulé. Ta jalousie est tellement réac que tu es à toi seule la preuve de l’échec de la révolution sexuelle. Tu veux profiter des acquis de la révolution féministe mais tu veux aussi la restauration du couple à l’ancienne. Tu ne m’aimes pas : tu veux me posséder, ce n’est pas la même chose. Si tu m’aimais comme tu le prétends, tu aurais envie que j’aie tout le temps du plaisir, avec ou sans toi, comme je te le souhaite aussi, avec ou sans moi. Je vais être obligé de te quitter pour cette stupide et néanmoins – ma décision le prouve – extrêmement importante raison : j’avais besoin de toucher d’autres corps que le tien, afin de vérifier que c’était le tien que je préférais. Adieu, dragon de ma vie, incapable de comprendre ce qu’est un mari. Je te suggère le suicide ou le lesbianisme comme issue à ton ignorance des fondements de la virilité. Regarde-moi bien : tu ne vas plus me voir. C’est en voulant me posséder que tu viens de me perdre. »

 

 

  • « Tout homme sincèrement amoureux est un loser »

 

 

  • « Sans toi je suis handicapé, tétraplégique, mongolien, comateux, paranoïaque, névrosé et maniaco-dépressif. Ferme les yeux, j’appose mes mains sur ton visage et je chuchote dans tes oreilles que je t’aimerai toujours. Entends-tu mes larmes couler dans tes oreilles ? »

 

 

  • « Je suis dans un bus au lieu d’être dans ta bouche »

 

 

  • « Il était perdu, moi je me cherchais, notre rencontre était fatale »

 

 

  • « Mon mari était une poignée d’eau, je n’ai jamais pu le saisir. Il n’avait aucune consistance ; vivre avec lui était comme d’habiter avec l’homme invisible. Octave fuyait tout le temps, on aurait dit un vieux robinet. Et moi qui me prenais pour son plombier. Même le jour de notre mariage, il avait la tête ailleurs. Il devait déjà planifier notre divorce. (…) Vivre avec Octave, c’était vivre à côté de lui. J’allais dire « dans son ombre » mais ce serait inexact : il ne pouvait pas avoir d’ombre puisqu’il était transparent. (…) Il ne cessait de me répéter qu’il était fou mais je ne le croyais pas. Je ne voyais pas comment quelqu’un qui n’existe pas pouvait être fou. »

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# 43 – Apocalypse Bébé de Virginie Despentes.

 

Résumé : 

 

Valentine disparue … Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l’adolescente égarée … Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d’une époque.

 

Mon Avis : 

 

Valentine a disparu. Lucie, détective privée a été engagée tout d’abord pour la surveiller et ensuite pour la retrouver. Elle se fait aider par la Hyène, dont le surnom lui va à merveille.

L’histoire commence alors. Avec des personnages plus déjantés les uns que les autres, du Virginie Despentes tout craché.

Cette dernière dresse dans son roman un tableau de la société, et elle l’a massacre, toutes les classes y passent, personne n’y échappe.

Beaucoup de thèmes différents apparaissent dans ce livre, il y a la vie d’une adolescente qui grandit avec un père distant et une mère qui l’a abandonnée, l’homosexualité également, les histoires d’amour, la sexualité, la société de consommation, etc…

 

Pour conclure, un roman digne de Virgine Despentes ; poignant, trash, vulgaire, prenant. On ne peut pas tous aimer, mais moi… j’adore !!!

 

« On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l’industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu’elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l’air d’autre chose que de ce qu’elles sont… »

 

 » Une gueule d’ange. Une âme de salaud. Un classique. »

 

 » Les enfants sont les vecteurs autorisés de la sociopathie des parents. Les adultes geignent en faisant mine d’être dépassés par la vitalité « destroy » des petits, mais on voit bien qu’ils jouissent d’enfin pouvoir emmerder le monde en toute impunité, au travers de leur progéniture. Quelle haine du monde a bien pu les pousser à se dupliquer autant? »

 

« Je suis la peste, le choléra,
la grippe aviaire et le bombe A.
Petite salope radioactive,
mon coeur ne comprend que le vice.
Transuraniens, humains poubelles,
contaminant universel. »

 

« Par la violence, on instaure toujours un nouveau pouvoir, qui se légitimera comme les pouvoirs précédents : par la violence. Ne changent que les têtes qui dirigent. Car le nouveau pouvoir ne trouvera jamais légitime la violence de ceux qu’il opprime, et la boucle est bouclée ».

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36 # L’égoïste Romantique – Frédéric Beigbeder

Quatrième de couv : 

Cette histoire débute en l’an 2000. Oscar Dufresne a trente-quatre ans. C’est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel – bref c’est un homme comme les autres. Ainsi l’auteur définit-il son livre, journal d’un people et chronique d’une génération :  » Il faudrait inventer pour le délire dufresnien, en hommage à Malraux, la dénomination d’antijournal. C’est un miroir déformant que je promène le long de mon nombril.  »

Mon avis :

Oscar Dufresne est de retour pour de nouvelles aventures.

Son journal, ses pensées nous sont livrés jour par jour. Il alterne tout ce qui lui passe pas la tête sans réelle logique. Sa vie de célébrité parisienne, ses soirées, ses copines. De temps en temps il fera des observations très intéressantes sur le monde qui l’entoure, société, politique, amour, etc. Mais pour le reste… ce n’est que des phrases qui n’ont pas beaucoup de sens. Bien que, comme d’habitude, j’aie adoré son style d’écrire. Je peux d’ores et déjà dire que ce n’est pas mon roman préféré de Beigbeder, il en a fait des biens meilleurs.

 

 

« On croit qu’en vieillissant on s’endurcit c’est faux : on tombe amoureux tous les jours, au détour d’un regard, au son d’un rire cristallin dont le cœur se souvient. Simplement on se retient parce qu’on sait où cela mène. »

 

 

« Les hommes sont toujours entre une ex et une future, car le présent ne les intéresse pas. Ils préfèrent naviguer entre la nostalgie et l’espoir, entre la perte et le fantasme. Nous sommes toujours coincés entre deux absentes. »

 

 

« L’amour c’est cela : faire croire à la personne qu’on désire le plus au monde qu’elle nous laisse de marbre. L’amour consiste à jouer la comédie de l’indifférence, à cacher ses battements de coeur, à dire l’inverse de ce qu’on ressent. Fondamentalement, l’amour est une escroquerie. »

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34 # J’étais derrière toi – Nicolas Fargues

Quatrième de couv :

C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé? Je n’ai pas connu la guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre »

Mon avis :

C’est un style d’écriture particulier, celui où l’auteur s’adresse directement au lecteur, et j’ai adoré, j’aimerai voir ça plus souvent.

En ce qui concerne l’histoire en elle même, c’est une histoire d’amour, ou plutôt une histoire d’amour qui a du mal à se terminer pour en commencer une autre.

Marié, deux enfants, il commet un premier impair avec une chanteuse de passage, qu’il avoue directement à sa femme. A partir de là, son couple devient un cauchemar, sa femme, qui a décidé de lui faire payer devient monstrueuse et va même jusqu’à le frapper violemment.

Quand il part quelques jours en Italie et que le destin met Alice sur son passage, sa vie bascule. Il regoutte à l’amour, aux vrais sentiments. Ce petit bout de femme est attirant, attachant et on aimerai qu’il quitte Alexandrine sa femme, pour elle. Mais, pour je ne sais qu’elle raison, il met du temps, il s’attarde, il se pose des questions,  » suis je encore amoureux d’elle ? Est ce que j’ai le droit de la quitter si elle va mal ? » etc.

Alors on le suit dans son histoire et on l’encourage secretement à quitter sa femme pour la belle et intelligente Alice.

J’ai passé un très bon moment à lire ce livre de même pas 300 pages, le style écriture nous donne l’impression de vivre son histoire en direct. Je le conseil vivement.

 » J’ai du mal à imaginer qu’on puisse faire l’amour avec quelqu’un, même d’inconnu, même une unique nuit, sans qu’un lien fort en résulte. Deux corps qui se sont pénétrés, deux peaux qui se sont frottées l’une contre l’autre, deux salives qui se sont échangées, se doivent des comptes, on ne peut pas s’en tirer comme ça, même si chez la plupart des gens, de fait, ça n’engage à rien. »

 

 

 » Je ne me suis jamais senti aussi seul, jamais dans une impasse à ce point, alors je fonds en larmes pour moi tout seul, parce que j’ai fini par comprendre que, dans ces cas-là, quand tu n’as plus d’autre solution, quand ça devient trop, trop impossible, trop sans issue, c’est la seule chose à faire. »

 

 » Pour moi, une inconnue, une fille de façon générale, c’est une fête, une aventure, et son corps offert, le plus inespéré et précieux des trésors. C’est peut-être naïf, mais je m’en fous. Je la revendique, même, cette naïveté, j’en suis fier, je suis très heureux de l’avoir conservée intacte à mon âge parce qu’elle m’a réservé de trop rares mais intenses moments de bonheur ».

 

 

 » A t-on le droit, pour sauver égoïstement sa peau, de quitter celui ou celle que l’on a aimé à la vie à la mort ? As tu le droit de laisser tomber l’autre, lorsqu’il va  moins bien que toi qu’il est plus vulnérable que toi et qu’il est tacitement établi entre vous que son si fragile équilibre dépend de ta décision ou non de rester ? »

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32 # Le Club Des Incorrigibles Optimistes – Guenassia J.M

Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sasha, Imré et les autres. Ces hommes avaient tous passé le Rideau de fer pour sauver leur vie. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient tous retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie de Michel. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.

Roman de génération, reconstitution minutieuse d’une époque, chronique mélancolique d’une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un roman étonnant tant par l’ampleur du projet que par le naturel dont il s’en acquitte.

 

Mon avis :

Ce roman est l’histoire de Michel Marini qui en est le héros, mais surtout celle de Leonid, Sacha, Tibor, Imré et les autres. Tous on abandonnés femmes et enfants par craintes d’être arrêté, et tous ou presque ont déjà trahi leurs proches ou leurs idées. Dans leurs pays ils étaient ennemis, en France ils deviennent amis, solidaires et se retrouvent tous dans l’arrière salle d’un bar pour jouer aux échecs. La rencontre avec ces personnes va changer la vie de Michel. Grâce à eux et à d’autres évènements il va apprendre à devenir un homme et à laisser un peu plus chaque jours sa vie d’enfant derrière lui.

Guenassia offre au lecteur une plongée nostalgique mais pas dépourvue de lucidité dans la France des années 50/60, les luttent philosophiques entre Camus et Sartre, les dévoiements de l’URSS, la guerre d’Algérie.

Ce roman est triste , touchant, émouvant, plein d’humour et on ne s’ennui pas une seconde. Cela à été un énorme coup de coeur pour moi et je le conseil à tout le monde !

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