Archives de Catégorie: Romans étranger

58 # La lettre d’une inconnue – Stefan Zweig

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Résumé :

« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une femme épanouie. »

Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. L’être aimé objet d’une admiration infinie mais lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout. La voix d’une femme qui s’est donnée tout entière à un homme, qui jamais ne l’a reconnue. Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolu

Mon avis :

La lettre d’une inconnue.

L’histoire d’une femme, cette femme dont on ne connaîtra jamais le nom. Cette femme amoureuse. D’un amour total, passionnel et désintéressé. Un amour fou et sans limite , un amour incompréhensible. Pour cet homme qui ne sait même plus qui elle est. Elle aura vouée toute sa vie à cette homme, refusant de se mariée pour être toujours à sa disposition. Cette déclaration d’amour est incroyable. Cette femme, au bout de plusieurs années lui avoue enfin son amour fou qu’elle éprouve pour lui. Elle s’est donnée entièrement à lui, sans jamais lui dire, sans jamais lui demander quelque chose en retour. Pendant toute sa lettre on sent qu’elle meurt doucement, qu’elle n’en  peut plus. Mais elle ne s’apitoie pas sur son sort, elle ne lui en veut pas non plus de ne jamais s’être souvenue d’elle. C’est le témoignage de grands sentiments et de passion. On ressent beaucoup de peine pour cette femme prisonnière d’un amour impossible. C’est une histoire tragique, passionnelle, romantique. Bref, une merveille.

Extraits :

« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une femme épanouie. »

« Rien n’existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n’avait de sens si cela n’avait pas de lien avec toi ».

« Tu ne me recon­nus pas, ni alors, ni jamais : jamais tu ne m’as recon­nue. Com­ment, ô mon bien-aimé, te décrire la dés­illu­sion que j’éprouvai en cette seconde ? Je subis­sais alors pour la pre­mière fois cette fatale dou­leur de ne pas être recon­nue par toi, cette fatale dou­leur qui m’a sui­vie toute ma vie et avec laquelle je meurs : res­ter incon­nue, res­ter tou­jours incon­nue de toi. […] dans mes heures les plus noires, dans la conscience la plus pro­fonde de mon insi­gni­fiance, je n’avais pas même osé envi­sa­ger cette éven­tua­lité, la plus épou­van­table de toutes ; que tu n’avais même pas porté la moindre atten­tion à mon existence. »

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# 57 – Les Nuits de Karachi de Maha Khan Philips

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Résumé :

Amynah Farooqui écume les soirées branchées de Karachi qu’elle chronique dans un journal People. Avec ses amies d’enfance Mumtaz et Henna, elle est le parfait symbole d’une certaine jeunesse dorée pakistanaise, à mille lieues d’une population misérable et opprimée, irrésistiblement attirée par les discours extrémistes. Lorsque les trois filles dêcident de réaliser un documentaire sur la violence faite aux femmes dans leur pays, le film, qui acquiert une notoriété aussi subite que surprenante, va bouleverser leur existence…
Le talent de Maha Khan Philips éclaté dans ce premier roman étincelant d’un humour noir subversif, qui dynamite l’image de soumission des femmes dans les sociétés islamiques. Rien de tel que ce. Ocktail Chanel, sexe et cocaïne pour comprendre la décadence qui s’est emparée d’une certaine élite dans l’un des pays les plus instables du monde.

Mon Avis :

Amynah, Mumtaz, Henna, sont trois amies d’enfance, proches et pourtant si différentes.

Amynah, elle , est dans sa bulle de coke, elle ne pense qu’à sortir s’amuser danser et boire,  Mumtaz dont le père est un grand magnat de la drogue est plus discrète et gênée par sa réputation et Henna, prisonnière d’un mariage arrangé par son père.

Lorsqu’elles retrouvent Nilofer, une amie d’enfance qui a été mariée de force à un homme violent, Amynah se rend compte de la différence qu’il y a entre la capitale et le reste du pays. A elles trois elles décident de monter un documentaire contre les crimes d’honneurs et sur les femmes opprimées pour sauver Nilofer mais aussi pour se faire une réputation. Sauf qu’elles vont être prise dans une vaste machination qui les dépassent totalement.

Ce roman nous entraîne dans la réalité du pakistan, on voit comme le thème des femmes battues est largement exploité par les médias, on voit la différence entre la capitale devenue très occidentale et les villages à côté avec les femmes opprimées qui porte toujours la burqa et qui sont mariées à 13 ans par leur père.

Cela nous fait même nous demander où est vraiment la réalité dans ce qu’on voit dans les médias et ce qu’il se passe à l’ intérieur du pays.

Ce livre est traité avec beaucoup de cynisme, ce qui est vraiment appréciable. Il n’y a pas vraiment de leçon de morale de la part de l’auteur, il y a juste une vérité mise en avant : l’existence d’une jeunesse dorée à Karachi qui se rendra compte à son dépend, qu’elle ne peut pas faire ce qu’elle veut sans se brûler les ailes.

En conclusion, c’est un roman très touchant, à lire pour voir le pakistan sous un angle différent.

En bref, un roman qui ne laisse pas indifferent  que je recommande vivement !!

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mars 1, 2013 · 8:40

# 55 – L ‘ echo des Morts – De Johan Theorin

echo-des-morts-10Après L’Heure trouble, salué par la critique internationale, L’Écho des morts explore à nouveau l’atmosphère étrange de l’île d’Oland, où les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s’installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée au coeur de l’hiver, Katrine Westin est retrouvée noyée et son mari sombre dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l’enquête est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un accident…

Porté par l’écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s’entrecroisent dans un climat troublant, aux limites du fantastique.

Mon Avis :

Oland est une île suédoise, Alüden est un domaine avec une grande maison en bois et 2 phares dont l’un ne s’allume plus, ou presque plus. Construite avec une épave de bateaux, pour calmer les âmes des marins noyés, dont il redoute les cris, le bâtisseur des phares décide de ménager une petite chapelle dans le grenier de la grange d’Aluden.

La famille Westin décide de s’installer dans cette grande maison et de la rénover. Quelques jours après l’arrivée de son mari, Katrin Westin est retrouvée morte, noyée.
Après la mort de sa femme, Joakim sent des présences et sa fille également, qui parle à sa mère dans son sommeil. Il commence à croire toutes les legendes qu’il a entendu sur Allüden.

Il inspecte la grange et découvre tout d’abord une liste de noms graver sur le bois avec des dates…les morts d’Alluden. Puis il découvre cette fameuse chapelle où son rassemblé beaucoup d’objet appartenant aux morts et il va y découvrir des objets très surprenant.
Lui et une jeune policière arrivée sur l’île, sont convaincu qu’ils ne s’agit pas d’un accident et feront chacun de leur côté leur recherche…

Tout le passé de ce domaine est « présent » les murs chuchotent, des ombres passent, on sent des soupirs, des présences, des portes qui claquent…

Ce roman a une construction atypique. Plusieurs histoires s’entremêlent. Il y a le présent, avec les Westin. Mais aussi l’histoire de Tilda, la policière et Gerlof qui lui raconte la vie de Ragnar son grand-père qui a vécu sur l’île. Il y a un roman, celui de Mirja Rambe, la mère de Katrine où elle raconte l’histoire d’Aluden, leur maison qui a vu de nombreuses personnes mourir. Et il y a ces petites histoires du passé qui font beaucoup au roman, qui rendent le livre fluide.

Cette île est incroyable, une île où la nature décide de tout ! Car quand la tourmente arrive, il vaut mieux rester chez soi de peur de mourir de froid. Cette île est mystérieuse avec toutes ses légendes ses paysages paisibles. Pour moi, c’est elle, « le heros » du roman, l’élément principal, c’est cette île à l’atmosphère si étrange.

Un énorme coup de coeur, une merveille, je n’ai jamais lu un livre aussi vite et sans m’en rendre compte j’avais déjà terminé. La façon dont le livre est écrit et construit fait que l’on a pas le temps de s’ennuyer le suspens est absolu !

Extraits :

L’annonce de l’agence immobilière était libellée ainsi :
« Magnifique demeure de gardien de phare, milieu du XIXe siècle. Situation isolée dans site préservé avec vue imprenable sur la Baltique, plage à moins de 300 mètres. Votre voisin le plus proche : le ciel « .

C’est une pièce étrange, pleine de souvenirs des gens qui ont vécu à Aludden. Ils ne sont plus là. Ils ont passé la main et ont disparu – tout ce qu’il reste d’eux, c’est un nom, des dates et quelques brefs poèmes sur des cartes postales.
C’est ce qui restera un jour de nous tous.
Des souvenirs et des fantômes.

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# 54 – Marilyn Monroe – Anne Plantagenet

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Résumé : Elle voulait qu’on la regarde. Mal aimée, étouffée, violée, abandonnée, l’enfant brune et bégayante nommée Norma Jeane Mortensen était prête à tout pour sortir de l’ombre et taire ses blessures. Jusqu’à devenir Marilyn Monroe (1926-1962), créature artificielle, blonde publique, surgie après neuf heures de maquillage et de décoloration. Jusqu’à se laisser dévorer par elle.

Mon Avis :
Anne Plantagenet retrace avec simplicité la vie surréaliste de Marilyn Monroe, cette vie de strass et de paillettes qui cache un énorme besoin d’amour. Une petite fille , qui begaye, qui a peur, dans le corps d’une pin-up.

Marilyn Monroe, l’icone la plus glamour du XXe siècle, décrite d’une façon tellement touchante et émouvante que c’est la meilleure biographie d’elle que j’ai lu à ce jour.

Marilyn Monroe, une légende !

Extraits :

J’avais un sentiment étrange, l’impression d’être deux personnes à la fois. L’une d’elles était Norma Jeane, l’orpheline fille de personne. L’autre était quelqu’un dont j’ignorais le nom. Mais je savais où était sa place. Elle appartenait à l’océan, au ciel, au monde entier…

Je n’ai jamais eu l’habitude du bonheur,
c’est pourquoi je n’ai jamais considé qu’il allait de soi.
J’ai été élevée différemment du petit Américain moyen qui grandit avec l’idée qu’il va être heureux

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# 52 – Just Kids , Patti Smith

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Résumé :
C’était l’été où Coltrane est mort, l’été de l’amour et des émeutes, l’été où une rencontre fortuite à Brooklyn a guidé deux jeunes gens sur la voie de l’art, de la ténacité et de l’apprentissage. Patti Smith deviendrait poète et performeuse, et Robert Mapplethorpe, au style très provocateur, se dirigerait vers la photographie. Liés par une même innocence et un même enthousiasme, ils traversent la ville de Brooklyn à Coney Island, de la 42e Rue à la célèbre table ronde du Max’s Kansas City, où siège la cour d’Andy Warhol. En 1969, le couple élit domicile au Chelsea Hotel et intègre bientôt une communauté de vedettes et d’inconnues, artistes influents de l’époque et marginaux hauts en couleur. C’est une époque d’intense lucidité, les univers de la poésie, du rock and roll, de l’art et du sexe explosent et s’entrechoquent. Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l’un de l’autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d’ambitions, ils se soutiennent et se donnent confiance pendant les années de vache maigre. Just Kids commence comme une histoire d’amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs. Véritable conte, il retrace l’ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite.

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Mon avis :
Patti Smith relate avec pudeur et émotion sa vie avec Robert Mapplethorpe, cette vie faite de bohème mais surtout d’art même dans les pires moments, ils savaient que l’art était en eux. Elle parle très peu du rock et de la chanteuse qu’elle est devenue. Dans ce roman c’est la Patti Smith des années 60, la poétesse, celle qui se cherche encore. Elle nous raconte ce qui l’a faite devenir la Patti Smith que l’on connaît. La relation fusionnelle qu’elle entretenait avec Robert et qu’elle a toujours eu même après son mariage. Cette histoire d’amitié si intense. Just Kids commence et se termine avec la mort de Robert en 1989. Cette vie qu’elle relate sans se plaindre, malgré les coups durs est une histoire incroyable. Et elle s’est servie, pour ce livre qu’elle a pensé et écrit en plus de treize ans, de tous ses journaux intimes, où chaque détail était consigné, les coupes de cheveux qu’elle administre à Mapplethorpe à la lumière de la lune, ou l’atmosphère du New York des années 60 ou 70.
Une histoire tellement touchante qu’elle fait partie des histoires dont on ne ressort pas indemne.

Extraits :
– C’était l’été de la mort de Coltrane. L’été de « Crystal Ship ». Les enfants fleurs levaient leurs bras vides et la Chine faisait exploser la bombe H. Jimi Hendrix mettait le feu à sa guitare, « Ode to Billie Joe » passait en boucle sur les grandes ondes. Des émeutes éclataient à Newark, Milwaukee et Detroit. C’était l’été d’Elvira Madigan, l’été de l’amour. Et dans cette atmosphère instable, inhospitalière, le hasard d’une rencontre à changé ma vie. C’est l’été où j’ai rencontré Robert Mapplethorpe.

– Nous avions notre travail et notre amour. Nous n’avions pas d’argent pour aller voir des concerts ou des films, pas d’argent pour acheter des disques, mais nous passions et repassions inlassablement ceux que nous avions.

– Personne n’était destiné à mourir au Viêt-Nam, mais peu devait survivre aux fléaux cruels d’une génération.

– Qui peut connaître le cœur de la jeunesse sinon la jeunesse elle-même ?

– Il m’avait appris que la contradiction est souvent la voie la plus évidente vers la vérité.

– Il m’a regardé de ses yeux plein d’amour et de reproche. Mon amour pour lui ne pouvait pas le sauver. Son amour de la vie ne pouvait pas le sauver. C’était la première fois que je réalisais vraiment qu’il allait mourir.

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décembre 20, 2012 · 8:59

# 50 – 50 Nuances de Grey

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Quatrième de couv :

Lorsque Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime chef d’entreprise Christian Grey, elle est à la fois séduite et profondément intimidée. Convaincue que leur rencontre à été désastreuse, elle tente de l’oublier, jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous.

Naïve et innocente, Ana est troublée de constater qu’elle est follement attirée par cet homme. Quand il lui suggère de garder ses distances, elle ne l’en désire que davantage. Mais Grey est tourmenté par ses démons intérieurs et le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure que Grey tient à dissimuler…

Mon avis :

Anastasia Steele, jeune fille de 22 ans, ordinaire, qui n’a jamais vécu d’histoire d’amour, jamais rencontré d’homme, tombe sous le charme du fabuleux, du magnifique, du brillant et richissime Christian Grey. Sauf qu’elle ne sait pas dans quoi elle va tomber. Grey a de sombres secrets. De noirs secrets. Grey aime la violence, aime les femmes soumises. Et bien sûr Ana « accepte » cette situation, alors que c’est sa première expérience. Et bien sûr elle en veut « plus » de la part du psychopathe du martinet, elle voudrait de l’amour, de la passion, des fleurs et même du chocolat !!  Je qualifierais ce roman de « cul cul » ou encore « nian nian », l’histoire de la jeune fille innocente tombant amoureuse du milliardaire sadomaso et qui essaye en vain de le faire changer m’a seulement faite rire. Et les moments « hot » du livre, qui ne le sont pas vraiment, sont ridicules par rapport à un bon roman érotique français. C’est très soft, très « nian nian », tout ce que j’aime… Une situation m’a réellement faite rire, Grey lui annonce qu’elle va se faire fouetter, et attacher au lit pour ensuite se faire baiser mais qu’elle ne le verra pas et ne l’entendra pas, puisqu’elle aura les yeux bandés et de la musique à fond dans les oreilles et tout ce qu’elle trouve à se dire c’est «  j’espère que ça ne sera pas du rap ». Laissez-moi rire.  Pendant tout le roman, Ana hésite a accepter de signer le contrat que lui propose Grey où est mentionné qu’elle sera sa soumise et qu’elle devra lui obéir au doigt et à l’œil, pas seulement au lit mais dans la vie de tous les jours aussi, allant même jusqu’à décider ce qu’elle devra manger et combien de fois par semaine elle devra faire du sport. L’image de la femme est vraiment salie, rabaissée, cela fait vraiment passer la femme pour un objet, qui accepte tout et n’importe quoi. Bref, je trouve ça un peu gros pour une demoiselle sans aucune expérience d’accepter cette situation. Alors oui, c’est nul. Autant sur le fond que sur la forme, on a affaire à de la littérature light, du sexe light, du style light. Mais ça se laisse lire, si on ferme les yeux sur la connerie globale du truc.

Extraits du contrat :

– « La soumise se mettra à la disposition du Dominant du vendredi soir au dimanche après-midi, toutes les semaines du terme et aux moments préciser par le dominant. Des périodes supplémentaires peuvent être déterminées au gré des circonstances. »

– «  La soumise accepte le Dominant comme son maître, sachant qu’elle est désormais la propriété du Dominant. Il pourra user de la Soumise à sa guise pour la durée du contrat durant les périodes allouées ainsi que toute autre période supplémentaire convenue »

– « La Soumise obéira immédiatement et avec enthousiasme à tous les ordres donnés par le Dominant »

– « La Soumise mangera régulièrement les aliments prescrits pour rester bien portante (Annexe 4). La Soumise ne grignotera pas entre les repas, à l’exception de fruits. »

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# 48 Une si belle image, De KatherinePancol

Résumé :

Jackie,
c’est l’histoire de toutes les femmes.Elle nous ressemble
terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.Elle était beaucoup trop fière. Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.
Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.
C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image

Mon avis :

On connaît tous Jackie Kennedy, si charismatique et en même temps, si mystèrieuse, mais qui se cache réellement derrière cette si belle image ? C’est l’histoire d’une vie, de sa vie, que Katherine Pancol va nous raconter dans ce roman.

Katherine Pancol nous livre la vie de Jacqueline Bouvier, Kennedy puis Onasis depuis son enfance, jusqu’à sa mort.  On fait la connaissance d’une femme qui a toujours su cacher sa vraie personnalité aux yeux du monde, sa force et ses faiblesses !!

Un roman passionnant, sur une femme qu’on ne connaissait pas du tout, les apparences sont souvent trompeuses

Jacqueline Bouvier vint au monde le 28 juillet 1929, avec six semaines de retard. Ce n’était plus une naissance, c’était un événement. Jackie n’est
pas née : elle a fait son entrée dans le monde. Et, comme les rois et les reines, les princes et les princesses, elle s’est faite attendre.

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# 45 – Mon enfant de Berlin, De Anna Wiazmesky

Resumé :

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c’est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l’ignorer. Elle souhaite n’exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c’est l’amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

Mon avis :

Jamais je n’aurais pensé l’aimer autant, ce livre lu en 2 jours, je ne m’attendais pas du tout à ça. C’est l’histoire de Claire, c’est l’histoire de Wia et celle de tous les autres. Claire, une Française, fille d’un ecrivain connu; François Mauriac, qui s’engage dans la croix rouge française et qui souhaite sauver le plus de monde possible et qui, après la guerre ira à Berlin et sera chargée du rapatriement des Français ! A Berlin, elle fera la connaissance de Wia, un officier Russe devenu Français après la guerre.

Le roman est le plus souvent composé des échanges de lettres entre Claire et ses parents ! On y voit la difficulté de l’époque, la recherche de nourriture et l’habitation sommaire des Berlinois.

Dans ce roman, Anne Wiazmesky decrit très bien la vie de ses parents, que tout oppose, ils sont tout deux issus d’un monde totalement différent, et pourtant, ils s’aiment !!

La naissance d’Anne Wiazmesky,  » L’enfant de Berlin » nous annonce l’espoir et l’optimisme de l’après guerre.

Un roman parfait. Un coup de coeur.

« Wia aime sortir le soir et je déteste ça ; il aime voir des amis et je déteste ça; il aime raconter des histoires drôles et je déteste ça; nous n’avons aucun point commun, mais je pense que c’est peut-être avec lui que j’ai une toute petite chance d’être heureuse. »

« Claire allume une cigarette. Avec une lucidité glacée elle compare sa famille à celle de Wia. Il ne s’agit pas seulement de deux nationalités différentes, il s’agit de deux mondes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre »

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# 44 – Pourquoi j’ai mangé mon père DE Roy Lewis

Résumé :

Lorsqu’on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j’ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieux un divertissement total et entier. Vercors a ri, Théodore Monod a ri, tout le monde salue l’humour dévastateur et ethnologique de Roy Lewis. Utilisant avec réussite le principe ancien qui consiste à transposer dans une époque (la préhistoire), la pensée d’une autre (la nôtre), Roy Lewis nous conte les efforts de nos ancêtres les demi-singes dans leur lutte acharnée pour la survie et la prospérité de l’espèce. Voilà que nos ancêtres sont à la croisée des chemins, face à une nature hostile et à une foule de prédateur. Un tournant de l’évolution qu’il est crucial de négocier en douceur, sous peine d’extinction. Or, voilà qu’Edouard, hominien à l’esprit éclairé, découvre le feu. Une trouvaille qui sauve la famille certes, mais déplaît fort à son frère Vania, qui prédit la fin du monde, milite pour la viande crue et le retour dans les arbres…  Roy Lewis fait ici de l’anachronisme sa seule loi et revisite avec brio les grands thèmes de société : l’éducation, le rôle de la femme ou l’éternel combat entre progressistes et réactionnaires. Il aborde également l’écologie, la famille et pose la question cruciale de la maîtrise du progrès technique par le biais de cette fresque grandiose, hilarante et moderne. –Hector Chavez

Mon Avis  :

L’histoire se passe pendant la Préhistoire, où nous vivons en direct la découverte du feu et bien d’autre découvertes liées à cela comme la cuisine par exemple.

C’est l’auto biographie d’Ernest, jeune homme de Néandertal à l’ époque du pléistocène en Afrique de l’ Ouest. Grâce à ce livre, nous constatons les nécessités de l’évolution de la race humaine. Sans le feu, l’homme était la proie de beaucoup de prédateurs !

Tous les personnages sont attachants, le père d’Ernest, qui ne rêve que de progrès et d’évolution, l’Oncle Vania, grand singe arboricole qui prône la continuité, la tradition, la soumission aux lois de la nature. Et Ernest, un peu effrayé par les découvertes de son père et qui a un peu peur des conséquences.

J’ai particulièrement aimé, l’Oncle Ian, on ne le voit pas longtemps, car c’est un globe trotter, il est parti longtemps et a rencontré beaucoup d’autres espèces qu’il viendra nous décrire à son retour de voyage.

Ce roman est plein d’humour, je n’ai pas été déçue, j’ai eu ce que je voulais, du rire et des informations sur nos ancêtres !!

 

 

 

L’amour ! Je maintiendrai toujours, si futile que fût en inventions et en développement culturels le moyen pléistocène, qu’une des plus grandes découvertes de ce temps ce fut l’amour. Ca me pris, à l’époque, absolument au dépourvu. En un instant, je fus une créature aussi neuve, aussi fraîche, aussi souple, aussi joyeuse et libre qu’un serpent qui vient de changer de peau. Une libellule aux ailes radieuses après sa longue nuit de chrysalide. Je m’excuse de ces métaphores passablement usées, mais les nouvelles générations n’ont pas connu la merveille insouciante de cette première extase. La jeunesse d’aujourd’hui s’en est trop fait compter, elle sait à quoi s’attendre et elle attend monts et merveilles. Mais moi, personne ne m’avait prévenu. J’étais un nouveau-né. Aussi, quelle métamorphose ! Quel privilège insigne, que d’être le tout premier à vivre une nouvelle expérience humaine ! Et quand, cette expérience, c’est l’amour, imaginez-vous cela ? A présent, l’amour est devenu une sorte de routine, une marchandise de seconde main, même si les jeunes y trouvent encore une humble joie quand il le découvrent au sommet d’une montagne, au coeur de la forêt ou sur le bord d’un lac, il a prid sa place nécessaire dans le processus évolutionnaire -mais, ah ! quand à peine il venait d’éclore pour la première fois !

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# 42 – Miracle Dans les Andes – Nando Parrado

C’est un vendredi 13, en 1972, que le Fairchild F-227 qui transportait une équipe de rugbymen uruguayens s’écrasait dans les Andes. Cet accident allait donner naissance à une légende. Soixante-douze jours durant, les survivants de ce crash vécurent sur un glacier à 3500 mètres d’altitude, au milieu des cadavres et des débris de la carlingue. Seuls au monde, ils luttèrent contre le froid et le désespoir – n’ayant bientôt d’autre choix que de manger la chair de leurs compagnons morts. De cet épisode – dont le journaliste Piers Paul Read tira un ouvrage qui émut le monde entier – il nous manquait, à ce jour, le récit d’un survivant. Et c’est ce récit que Nando Parrado, après s’y être refusé pendant plus de trente ans, vient d’écrire. Une extraordinaire leçon de courage.

Mon Avis : 

Ce livre est l’un des plus touchants que j’ai lus. Après une lecture pareille, on n’en ressort pas indemne, Nando Parrado nous a décrit son expérience avec tellement d’humilité, que j’en ai pleuré.

Ce héros qui pour lui n’en n’était pas un du tout et pourtant… grâce à son courage, lui et ses amis sont en vie, grâce à son obstination dans la montagne, grâce à son ami Roberto avec qui il est parti chercher des secours. 10 jours, ils ont marché dix jours dans les Andes, escaladant des montagnes que même des professionnels n’oseraient grimper. Ce livre nous apporte beaucoup plus que ce que l’on croit. C’est une leçon de vie, une leçon de courage.

L’expression  » Quand on veut, on peut » prend tout son sens ici. Et puis finalement, une chose importante ressort de tout cela, quoi que l’on fasse, où que l’on soit, il faut profiter de la vie, car on ne sait pas de quoi sera fait demain…

 » La réalité de la mort était évidente, si puissante que pendant un instant, elle a anéanti tout ce qu’il y avait de temporaire et d’illusoire. La mort avait montré son vrai visage, sombre, avide, invincible, et pendant une fraction de seconde, il m’a semblé que derrière l’illusion fragile de la vie, il n’y avait rien d’autre que le néant »

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