Archives de Catégorie: Coup de coeur

# 55 – L ‘ echo des Morts – De Johan Theorin

echo-des-morts-10Après L’Heure trouble, salué par la critique internationale, L’Écho des morts explore à nouveau l’atmosphère étrange de l’île d’Oland, où les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s’installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée au coeur de l’hiver, Katrine Westin est retrouvée noyée et son mari sombre dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l’enquête est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un accident…

Porté par l’écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s’entrecroisent dans un climat troublant, aux limites du fantastique.

Mon Avis :

Oland est une île suédoise, Alüden est un domaine avec une grande maison en bois et 2 phares dont l’un ne s’allume plus, ou presque plus. Construite avec une épave de bateaux, pour calmer les âmes des marins noyés, dont il redoute les cris, le bâtisseur des phares décide de ménager une petite chapelle dans le grenier de la grange d’Aluden.

La famille Westin décide de s’installer dans cette grande maison et de la rénover. Quelques jours après l’arrivée de son mari, Katrin Westin est retrouvée morte, noyée.
Après la mort de sa femme, Joakim sent des présences et sa fille également, qui parle à sa mère dans son sommeil. Il commence à croire toutes les legendes qu’il a entendu sur Allüden.

Il inspecte la grange et découvre tout d’abord une liste de noms graver sur le bois avec des dates…les morts d’Alluden. Puis il découvre cette fameuse chapelle où son rassemblé beaucoup d’objet appartenant aux morts et il va y découvrir des objets très surprenant.
Lui et une jeune policière arrivée sur l’île, sont convaincu qu’ils ne s’agit pas d’un accident et feront chacun de leur côté leur recherche…

Tout le passé de ce domaine est « présent » les murs chuchotent, des ombres passent, on sent des soupirs, des présences, des portes qui claquent…

Ce roman a une construction atypique. Plusieurs histoires s’entremêlent. Il y a le présent, avec les Westin. Mais aussi l’histoire de Tilda, la policière et Gerlof qui lui raconte la vie de Ragnar son grand-père qui a vécu sur l’île. Il y a un roman, celui de Mirja Rambe, la mère de Katrine où elle raconte l’histoire d’Aluden, leur maison qui a vu de nombreuses personnes mourir. Et il y a ces petites histoires du passé qui font beaucoup au roman, qui rendent le livre fluide.

Cette île est incroyable, une île où la nature décide de tout ! Car quand la tourmente arrive, il vaut mieux rester chez soi de peur de mourir de froid. Cette île est mystérieuse avec toutes ses légendes ses paysages paisibles. Pour moi, c’est elle, « le heros » du roman, l’élément principal, c’est cette île à l’atmosphère si étrange.

Un énorme coup de coeur, une merveille, je n’ai jamais lu un livre aussi vite et sans m’en rendre compte j’avais déjà terminé. La façon dont le livre est écrit et construit fait que l’on a pas le temps de s’ennuyer le suspens est absolu !

Extraits :

L’annonce de l’agence immobilière était libellée ainsi :
« Magnifique demeure de gardien de phare, milieu du XIXe siècle. Situation isolée dans site préservé avec vue imprenable sur la Baltique, plage à moins de 300 mètres. Votre voisin le plus proche : le ciel « .

C’est une pièce étrange, pleine de souvenirs des gens qui ont vécu à Aludden. Ils ne sont plus là. Ils ont passé la main et ont disparu – tout ce qu’il reste d’eux, c’est un nom, des dates et quelques brefs poèmes sur des cartes postales.
C’est ce qui restera un jour de nous tous.
Des souvenirs et des fantômes.

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Classé dans Coup de coeur, Pollars, thriller, etc, Romans étranger

# 53 – Les Coeurs Autonomes De David Foenkinos

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Résumé :
Le plan, c’était d’attacher les flics avec leurs propres menottes. Mais ces deux-là n’ont pas de menottes. Les menottes, c’est le coeur du drame. Plus tard, elle dira que si les flics avaient eu des menottes, rien de tout ce qui va suivre ne serait arrivé.  » Histoire d’un amour hors du commun, évocation de la jeunesse révoltée, ce roman est librement inspiré de l’histoire de deux jeunes amants meurtriers.

Mon Avis :
Avec ce roman, David Foenkinos revient sur l’affaire Rey-Maupin. Je ne connaissais pas du tout cette affaire, puisque j’étais encore petite en 1994. J’ai donc découvert l’histoire avec « les coeurs autonomes ». On découvre donc ce couple si spécial, ce couple amoureux qui ne veut pas faire partie de la société, qui ne veut pas « rentrer dans le moule ». Elle fait ça pour lui, pour qu’il soit fier d’elle, il fait ça car il est passionné, énervé contre cette société qu’il déteste.
Un amour à toute épreuve, délivré sans aucune réserve, une adoration meurtrière sans faille. Le rythme que David Foenkinos utilise dans son roman est fluide voire même poétique, il se lit bien et vite. Il nous emporte dans la spirale infernale de haine et d’amour de ce couple marginal. C’est un coup de coeur pour moi.

Extraits :
« Elle regarde son amour, immobile déjà, et calme. Presque soulagé par la mort. Elle s’approche de lui, et pose ses lèvres sur ses lèvres. Ce moment est parsemé de tous leurs moments, en folie, à la vitesse supérieure, les moments de leur amour tourbillonnants autour de leurs deux visages comme la vie défile aux yeux de ceux qui glissent vers le néant.  »

 » C’est vraiment des cons. Des purs produits de la société. Ils vont s’engluer dans les études, avoir une bonne situation, puis s’acheter une belle maison, faire trois gosses, et puis acheter un chien. (…) Tout avoir, posséder, déposséder les autres. Ce sont des cons. Je leur laisse deux ans pour voter à droite. « 

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Classé dans Coup de coeur, Romans Français

# 52 – Just Kids , Patti Smith

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Résumé :
C’était l’été où Coltrane est mort, l’été de l’amour et des émeutes, l’été où une rencontre fortuite à Brooklyn a guidé deux jeunes gens sur la voie de l’art, de la ténacité et de l’apprentissage. Patti Smith deviendrait poète et performeuse, et Robert Mapplethorpe, au style très provocateur, se dirigerait vers la photographie. Liés par une même innocence et un même enthousiasme, ils traversent la ville de Brooklyn à Coney Island, de la 42e Rue à la célèbre table ronde du Max’s Kansas City, où siège la cour d’Andy Warhol. En 1969, le couple élit domicile au Chelsea Hotel et intègre bientôt une communauté de vedettes et d’inconnues, artistes influents de l’époque et marginaux hauts en couleur. C’est une époque d’intense lucidité, les univers de la poésie, du rock and roll, de l’art et du sexe explosent et s’entrechoquent. Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l’un de l’autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d’ambitions, ils se soutiennent et se donnent confiance pendant les années de vache maigre. Just Kids commence comme une histoire d’amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs. Véritable conte, il retrace l’ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite.

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Mon avis :
Patti Smith relate avec pudeur et émotion sa vie avec Robert Mapplethorpe, cette vie faite de bohème mais surtout d’art même dans les pires moments, ils savaient que l’art était en eux. Elle parle très peu du rock et de la chanteuse qu’elle est devenue. Dans ce roman c’est la Patti Smith des années 60, la poétesse, celle qui se cherche encore. Elle nous raconte ce qui l’a faite devenir la Patti Smith que l’on connaît. La relation fusionnelle qu’elle entretenait avec Robert et qu’elle a toujours eu même après son mariage. Cette histoire d’amitié si intense. Just Kids commence et se termine avec la mort de Robert en 1989. Cette vie qu’elle relate sans se plaindre, malgré les coups durs est une histoire incroyable. Et elle s’est servie, pour ce livre qu’elle a pensé et écrit en plus de treize ans, de tous ses journaux intimes, où chaque détail était consigné, les coupes de cheveux qu’elle administre à Mapplethorpe à la lumière de la lune, ou l’atmosphère du New York des années 60 ou 70.
Une histoire tellement touchante qu’elle fait partie des histoires dont on ne ressort pas indemne.

Extraits :
– C’était l’été de la mort de Coltrane. L’été de « Crystal Ship ». Les enfants fleurs levaient leurs bras vides et la Chine faisait exploser la bombe H. Jimi Hendrix mettait le feu à sa guitare, « Ode to Billie Joe » passait en boucle sur les grandes ondes. Des émeutes éclataient à Newark, Milwaukee et Detroit. C’était l’été d’Elvira Madigan, l’été de l’amour. Et dans cette atmosphère instable, inhospitalière, le hasard d’une rencontre à changé ma vie. C’est l’été où j’ai rencontré Robert Mapplethorpe.

– Nous avions notre travail et notre amour. Nous n’avions pas d’argent pour aller voir des concerts ou des films, pas d’argent pour acheter des disques, mais nous passions et repassions inlassablement ceux que nous avions.

– Personne n’était destiné à mourir au Viêt-Nam, mais peu devait survivre aux fléaux cruels d’une génération.

– Qui peut connaître le cœur de la jeunesse sinon la jeunesse elle-même ?

– Il m’avait appris que la contradiction est souvent la voie la plus évidente vers la vérité.

– Il m’a regardé de ses yeux plein d’amour et de reproche. Mon amour pour lui ne pouvait pas le sauver. Son amour de la vie ne pouvait pas le sauver. C’était la première fois que je réalisais vraiment qu’il allait mourir.

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décembre 20, 2012 · 8:59

# 45 – Mon enfant de Berlin, De Anna Wiazmesky

Resumé :

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c’est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l’ignorer. Elle souhaite n’exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c’est l’amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

Mon avis :

Jamais je n’aurais pensé l’aimer autant, ce livre lu en 2 jours, je ne m’attendais pas du tout à ça. C’est l’histoire de Claire, c’est l’histoire de Wia et celle de tous les autres. Claire, une Française, fille d’un ecrivain connu; François Mauriac, qui s’engage dans la croix rouge française et qui souhaite sauver le plus de monde possible et qui, après la guerre ira à Berlin et sera chargée du rapatriement des Français ! A Berlin, elle fera la connaissance de Wia, un officier Russe devenu Français après la guerre.

Le roman est le plus souvent composé des échanges de lettres entre Claire et ses parents ! On y voit la difficulté de l’époque, la recherche de nourriture et l’habitation sommaire des Berlinois.

Dans ce roman, Anne Wiazmesky decrit très bien la vie de ses parents, que tout oppose, ils sont tout deux issus d’un monde totalement différent, et pourtant, ils s’aiment !!

La naissance d’Anne Wiazmesky,  » L’enfant de Berlin » nous annonce l’espoir et l’optimisme de l’après guerre.

Un roman parfait. Un coup de coeur.

« Wia aime sortir le soir et je déteste ça ; il aime voir des amis et je déteste ça; il aime raconter des histoires drôles et je déteste ça; nous n’avons aucun point commun, mais je pense que c’est peut-être avec lui que j’ai une toute petite chance d’être heureuse. »

« Claire allume une cigarette. Avec une lucidité glacée elle compare sa famille à celle de Wia. Il ne s’agit pas seulement de deux nationalités différentes, il s’agit de deux mondes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre »

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# 43 – Apocalypse Bébé de Virginie Despentes.

 

Résumé : 

 

Valentine disparue … Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l’adolescente égarée … Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d’une époque.

 

Mon Avis : 

 

Valentine a disparu. Lucie, détective privée a été engagée tout d’abord pour la surveiller et ensuite pour la retrouver. Elle se fait aider par la Hyène, dont le surnom lui va à merveille.

L’histoire commence alors. Avec des personnages plus déjantés les uns que les autres, du Virginie Despentes tout craché.

Cette dernière dresse dans son roman un tableau de la société, et elle l’a massacre, toutes les classes y passent, personne n’y échappe.

Beaucoup de thèmes différents apparaissent dans ce livre, il y a la vie d’une adolescente qui grandit avec un père distant et une mère qui l’a abandonnée, l’homosexualité également, les histoires d’amour, la sexualité, la société de consommation, etc…

 

Pour conclure, un roman digne de Virgine Despentes ; poignant, trash, vulgaire, prenant. On ne peut pas tous aimer, mais moi… j’adore !!!

 

« On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l’industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu’elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l’air d’autre chose que de ce qu’elles sont… »

 

 » Une gueule d’ange. Une âme de salaud. Un classique. »

 

 » Les enfants sont les vecteurs autorisés de la sociopathie des parents. Les adultes geignent en faisant mine d’être dépassés par la vitalité « destroy » des petits, mais on voit bien qu’ils jouissent d’enfin pouvoir emmerder le monde en toute impunité, au travers de leur progéniture. Quelle haine du monde a bien pu les pousser à se dupliquer autant? »

 

« Je suis la peste, le choléra,
la grippe aviaire et le bombe A.
Petite salope radioactive,
mon coeur ne comprend que le vice.
Transuraniens, humains poubelles,
contaminant universel. »

 

« Par la violence, on instaure toujours un nouveau pouvoir, qui se légitimera comme les pouvoirs précédents : par la violence. Ne changent que les têtes qui dirigent. Car le nouveau pouvoir ne trouvera jamais légitime la violence de ceux qu’il opprime, et la boucle est bouclée ».

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# 42 – Miracle Dans les Andes – Nando Parrado

C’est un vendredi 13, en 1972, que le Fairchild F-227 qui transportait une équipe de rugbymen uruguayens s’écrasait dans les Andes. Cet accident allait donner naissance à une légende. Soixante-douze jours durant, les survivants de ce crash vécurent sur un glacier à 3500 mètres d’altitude, au milieu des cadavres et des débris de la carlingue. Seuls au monde, ils luttèrent contre le froid et le désespoir – n’ayant bientôt d’autre choix que de manger la chair de leurs compagnons morts. De cet épisode – dont le journaliste Piers Paul Read tira un ouvrage qui émut le monde entier – il nous manquait, à ce jour, le récit d’un survivant. Et c’est ce récit que Nando Parrado, après s’y être refusé pendant plus de trente ans, vient d’écrire. Une extraordinaire leçon de courage.

Mon Avis : 

Ce livre est l’un des plus touchants que j’ai lus. Après une lecture pareille, on n’en ressort pas indemne, Nando Parrado nous a décrit son expérience avec tellement d’humilité, que j’en ai pleuré.

Ce héros qui pour lui n’en n’était pas un du tout et pourtant… grâce à son courage, lui et ses amis sont en vie, grâce à son obstination dans la montagne, grâce à son ami Roberto avec qui il est parti chercher des secours. 10 jours, ils ont marché dix jours dans les Andes, escaladant des montagnes que même des professionnels n’oseraient grimper. Ce livre nous apporte beaucoup plus que ce que l’on croit. C’est une leçon de vie, une leçon de courage.

L’expression  » Quand on veut, on peut » prend tout son sens ici. Et puis finalement, une chose importante ressort de tout cela, quoi que l’on fasse, où que l’on soit, il faut profiter de la vie, car on ne sait pas de quoi sera fait demain…

 » La réalité de la mort était évidente, si puissante que pendant un instant, elle a anéanti tout ce qu’il y avait de temporaire et d’illusoire. La mort avait montré son vrai visage, sombre, avide, invincible, et pendant une fraction de seconde, il m’a semblé que derrière l’illusion fragile de la vie, il n’y avait rien d’autre que le néant »

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32 # Le Club Des Incorrigibles Optimistes – Guenassia J.M

Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sasha, Imré et les autres. Ces hommes avaient tous passé le Rideau de fer pour sauver leur vie. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient tous retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie de Michel. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.

Roman de génération, reconstitution minutieuse d’une époque, chronique mélancolique d’une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un roman étonnant tant par l’ampleur du projet que par le naturel dont il s’en acquitte.

 

Mon avis :

Ce roman est l’histoire de Michel Marini qui en est le héros, mais surtout celle de Leonid, Sacha, Tibor, Imré et les autres. Tous on abandonnés femmes et enfants par craintes d’être arrêté, et tous ou presque ont déjà trahi leurs proches ou leurs idées. Dans leurs pays ils étaient ennemis, en France ils deviennent amis, solidaires et se retrouvent tous dans l’arrière salle d’un bar pour jouer aux échecs. La rencontre avec ces personnes va changer la vie de Michel. Grâce à eux et à d’autres évènements il va apprendre à devenir un homme et à laisser un peu plus chaque jours sa vie d’enfant derrière lui.

Guenassia offre au lecteur une plongée nostalgique mais pas dépourvue de lucidité dans la France des années 50/60, les luttent philosophiques entre Camus et Sartre, les dévoiements de l’URSS, la guerre d’Algérie.

Ce roman est triste , touchant, émouvant, plein d’humour et on ne s’ennui pas une seconde. Cela à été un énorme coup de coeur pour moi et je le conseil à tout le monde !

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