28 # Le quai de Ouitreham – De Florence Aubenas

<3 COUP DE COEUR <3

Qui est florence Aubenas ? 

Florence Aubenas (née le 6 février 1961 à Bruxelles) est une journaliste française. Elle a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération comme grand reporter jusqu’à son départ en 2006 pour l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Lors d’un reportage en Irak, en 2005, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois. Le 2 juillet 2009, elle a été élue à la tête de l’Observatoire international des prisons.

Quatrième de couverture.

Comment vit-on en France, aujourd’ hui, quand on a un revenu inférieur au Smic - voire pas de revenu du tout ? Pour le savoir, Florence Aubenas quitte temporairement sa famille, ses amis et son emploi de grand reporter au Nouvel Observateur pour vivre pendant six mois dans la ‘France de tout en bas’. Embauchée d’abord comme femme de ménage dans une ville de province, cumulant les contrats précaires, elle plonge dans un autre monde. Un monde où le travail est rare et les nuits brèves, l’exploitation maximale et la solidarité active. Où les lieux de rencontre sont lePôle emploi et l’hypermarché local. Entre colère et résignation, chacun lutte pour sa survie.

Mon avis.

De février à juillet 2009, elle prend un congé sabbatique laissant circuler la rumeur qu’elle part au Maroc écrire un roman. Dans les faits, elle s’installe à Caen et s’inscrit comme chômeuse au Pôle emploi pour chercher du travail. Elle mène l’enquête sur la France des travailleurs précaires qui vivent avec un salaire inférieur au SMIC.

Pendant 6 mois elle va vivre le quotidien d’une chômeuse qui n’a jamais travaillé et qui n’a pour seul bagage qu’un bac L. Elle nous décrit magnifiquement bien la misère sociale et culturelle de la France. On pourrait croire, après son enlèvement en 2005 que tout le monde la reconnaîtrait, mais non, elle y est aller elle même tout simplement, en portant juste ses lunettes et avec une nouvelle couleur de cheveux. Pendant 6 mois elle va accumulé les petits boulots d’agent d’entretien elle va connaître la galère et l’humiliation que toutes les femmes qui sont dans la même condition qu’elle vivent au quotidien. Malgrés l’humiliation que subissent ces femmes tous les jours, la peur du liceciment est trop présente pour abandonner.

Et c’est à travers le portrait de toutes ses collègues que l’on se rend compte de la gravité de la crise et ce que ça représente pour ceux qui sont dans la précarité. C’est une vie à quémander un bout d’heure de travail par ci ou pas là, et la recherche d’un travail prend tout leur temps, la preuve, pendant ces 6 mois, Florence Aubenas n’est rentrée que 2 fois chez elle, elle avait trop à faire à Caen. Entre les rendez-vous chez Pôle emploi et les formations toutes plus bidons les unes que les autres, les 3 CDD signés en même temps. Il y a vraiment peu de temps pour faire autre chose.

Pendant tout le roman, Florence Aubenas ne portera aucun jugement, elle racontera simplement, d’une très belle façon la France vue avec les yeux de la crise.

Témoignage poignant, bouleversant, drôle et terriblement réel.

Un gros coup de coeur pour moi.

Le livre de Florence Aubenas remporte, le 30 Avril 2010, le prix Jean Amila-Meckert, qui récompense chaque année un ouvrage d’expression populaire et de critique sociale.

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27 # 6 heures plus tard – Donald Harstad

 Quatrième de couv : 

Personnage unique dans le domaine du polar, à l’instar d’un Philip Marlowe ou d’un Harry Bosch, Carl Houseman, le shérif du comté de Nation, que Donald Harstad fait bénéficier de ses vingt ans passés dans la police de l’Iowa, quitte cette fois son territoire habituel pour les brumes de Londres.
Envoyé en tant que « simple observateur » aux côtés du New Scotland Yard pour enquêter sur la disparition mystérieuse d’une jeune fille originaire de l’Iowa, Carl, loin de tous ses repères, est désormais seul, ou presque, pour affronter un ennemi aussi terrifiant qu’inhabituel.
En suivant au jour le jour l’enquête de Carl Houseman, on retrouve le style qui a fait le succès de Donald Harstad : une écriture sèche, presque documentaire, d’un réalisme étonnant, qui analyse dans toute leur complexité les méthodes d’investigation contemporaines.

Mon avis : 

Ayant déjà vu ce roman plusieurs fois chroniqué et apprécié sur la toile, j’ai voulu aussi le lire. Malheureusement il n’a pas eu le même effet sur moi que sur les autres. Je n’ai pas du tout accroché. Nous suivons en parallèle l’histoire des kidnappeurs et l’avancé de l’enquête de la police. J’ai aimé le personne de Carl Houseman, mais j’ai trouvé que l’enquête mettait un temps fou à avancé, c’est peut-être ça qui le rend près de la réalité pour les autres, car j’imagine bien qu’une enquête met du temps à être résolue, mais pour moi, qui suis toujours très impatiente, attendre 200 pages pour récolté le premier indice est vraiment, mais vraiment trop long. Mais l’auteur, qui décrit en même temps sa propre expérience de Sherif dans ce livre, à décrit de manière très réaliste la vie quotidienne que l’on a dans ce genre de métier à risque. Donc en bref, pas vraiment un coup de coeur pour moi, même si j’ai tout de même passé un bon moment.

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26 # Un roman français – Beigbeder

Quatrième de couv :

 

” C’est l’histoire d’une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C’est l’histoire d’un homme devenu un jouisseur pour se venger d’être quitté, d’un père cynique parce que son coeur était brisé. C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage. C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j’ai vécue : Un roman français. “

 

Ma chronique :

 

En 2008, à la sortie d’une boîte de nuit, Frédéric Beigbeder se fait arrêter pour consommation de cocaïne sur la voix publique et se retrouve en garde à vue. Il utilise le prétexte de l’enfermement, pour essayer de raviver les souvenirs de son enfance oublié.  On découvre Beigbeder sous un autre jour, réputé pour être un auteur rebelle et frivole, il nous dévoile ici une toute autre partie de sa personnalité. Ecriture intelligente, sensible et poétique. Etant une grande fan de Beigbeder, j’ai bien sûr aimé le roman, qui est différent des autres, mais j’ai quand même une préférence pour ceux que j’ai lus avant celui-ci.

Extraits :

 

  • On peut oublier son passé. Cela ne signifie pas que l’on va s’en remettre.
  • Depuis je n’ai cessé d’utiliser la lecture comme un moyen de faire disparaître le temps, et l’écriture comme un moyen de le retenir.
  • On n’évolue pas, l’enfance nous définit pour toujours puisque la société nous a infantilisés à vie.
  • Le bonheur d’être coupé du monde, voilà ma première addiction. Arrêter de lire des romans exige beaucoup de force. il faut avoir envie de vivre, de courir, grandir. J’étais drogué avant même que d’avoir le droit de sortir le soir. Je m’intéressais davantage aux livres qu’à la vie.
  • Si vous voulez attirer l’attention de quelqu’un, il faut le quitter.
  • Et Françoise Sagan répondit : « On se drogue parce que la vie est assommante, que les gens sont fatigants, qu’il n’y a plus tellement d’idées majeures à défendre, qu’on manque d’entrain. »
  • Le droit de me brûler les ailes, le droit de tomber bien bas, le droit de couler à pic. Ce sont des droits de l’homme qui devrait figurer dans le préambule de la constitution.
  • Je l’aimais sans jamais lui dire. Je rougissais trop pour pouvoir lui parler. Je devenais écarlate quand je la voyais, mais aussi quand elle n’était pas là, si quelqu’un m’en parlait. […] Il suffisait que je pense à elle, ou que je suppose que quelqu’un puisse songer que j’allais éventuellement penser à elle, et je devenais rouge pivoine.
  • Pour moi elle était tout, pour elle je n’étais rien.
  • Son pessimisme lui sert d’armure : il s’attend tellement au pire qu’il n’est jamais surpris.
  • L’amour doit être passionnel, inconditionnel, fusionnel et jaloux. Quitte à durer peu.

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25 # Ne pleure pas ma belle – Mary Higgins Clark

Quatrième de couverture :

 

La jeune et ravissante Elizabeth Lange est hantée par la mort tragique de sa sœur, une star de l’écran et de la scène, tombée de la terrasse de son appartement à New York dans des circonstances pour le moins mystérieuses. A-t-elle été assassinée par son amant, l’irrésistible magnat des affaires Ted Winters, lui-même en proie à des tourments secrets ? S’est-elle suicidée ? Mais pourquoi Leila aurait-elle voulu se supprimer alors qu’elle était heureuse et au sommet de sa gloire ? Quelqu’un d’autre l’aurait-il tuée – mais qui pourrait en vouloir à une jeune femme aimée et admirée ?

Minée par le chagrin, Elizabeth est invitée par la baronne Minna von Scheiber, sa plus vieille amie, à venir se reposer dans le luxueux institut de remise en forme de Cypress Point, en Californie. Mais au lieu d’y trouver le calme et la détente, elle va être confrontée non seulement à Ted, mais aux meilleurs amis de sa sœur qui ont tous un motif-pour l’avoir tuée…

 

Ma chronique :

 

C’est seulement le deuxième livre de Mary Higgins Clark que je lis, et je n’ai pas été déçue ! L’intrigue est réellement bien menée. L’auteur arrive à nous faire douter de tous les personnages ce qui fait qu’on ne peut plus lâcher le livre sans avoir lu d’autres indices concernant l’entourage de Leila Lasalle. Les personnages ont tous une raison d’en vouloir à Leïla, ce qui rend le suspens beaucoup plus grand. Bref, en résumé, j’ai adoré.

 

Extraits :

 

-          « Amour. Haine. C’est du pareil au même »

-          « Les êtres accomplissent parfois des actes effroyables sous le coup de la colère, parce qu’ils ont perdu le contrôle d’eux-mêmes, des actes qu’ils n’accompliraient jamais s’ils n’y étaient poussés par une force qui les dépasse. »

 

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Les 100 livres preferes des Français

1 La Bible
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry
4 Germinal d’Emile Zola
5 Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d’Agatha Christie
17 Sans famille d’Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L’assommoir d’Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc.
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
27 La peste d’Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert
29 L’herbe bleue Anonyme
30 L’étranger d’Albert Camus
31 L’écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert
33 L’alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d’Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d’Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh
43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c’est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d’André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola
51 Les rois maudits de Maurice Druon
52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d’Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L’île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c’était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
77 Racines d’Alex Haley
78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d’Emile Zola
80 La terre d’Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d’Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d’Enid Blyton
87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
100 Le silence de la mer de Vercors

Seulement 13/100 pour moi :S

Mon nouveau Challenge perso est d’en lire au moins la moitié (j’enlève bien sûr la Bible et les dico’s) ;)

Et vous, vous en avez lu combien de cette liste ?

Challenge : 14/100

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24 # Sans un mot – Harlan Coben

Quatrième de couverture

Jusqu’à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, Mike et Tia se décident à installer un logiciel de contrôle. Un jour, un e-mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot… C’est alors que tout bascule. Sur un rythme d’enfer, Harlan Coben nous entraîne dans un thriller plus électrisant que jamais. Pièges du web, délinquance virtuelle, tueur psychopathe, le maître de nos nuits blanches se joue de nos angoisses avec une délectation machiavélique.

Ma chronique

Je découvre Harlan Coben avec ” Sans un mot”. J’ai adoré son style d’écriture, sa façon de ne pas nous ennuyer avec des descriptions sans importances et d’aller directement droit au but. L’intrigue est très bien menée, et très bien construite. Au départ on est un peu perdu, car dès le premier chapitre à lieu un meurtre dont on ne comprend pas du tout la raison, puisque les personnes ne correspondent pas à la quatrième de couverture mais tout se met en place assez vite. L’histoire est construite comme un puzzle dont on rassemble les morceaux peu à peu au fil de l’histoire. Quand on le commence on a du mal à s’arrêter, il y a un peu plus de suspens à chaque page. Plusieurs histoires se mélangent, celle de Tia et Mike, les parents qui s’inquiètent un peu trop pour leur fils en l’espionnant. Il y a Susan qui recherche un donneur pour son fils malade et la petite Yasmin dont tout le monde se moque à l’école à cause d’un professeur.

Toutes ces histoires qui se mélangent nous donne toujours envie d’en savoir plus, l’écriture d’Harlan Coben est vraiment très efficace et le suspens très bien mené et nous tient en haleine.

Mon premier livre de Coben, mais surement pas le dernier.

Extraits

« Quand une fille sourit comme ça à son père, le père – quel que soit son statut dans la vie – se sent devenir roi. »

« On dit que vos possessions vous possèdent. C’est faux : ce sont les êtres aimés qui vous possèdent. Quand on aime, on est otage pour la vie. »

« Comment est-ce qu’on en arrive là ? Alors qu’on tombe raide amoureux, qu’on rêve de passer chaque instant de sa vie avec l’autre, qu’on s’émerveille de chacun de ses gestes… et un beau jour tout part en fumée, pourquoi ? »

« On refuse d’admettre à quel point l’équilibre de notre vie ne tient qu’à un fil, sinon on deviendrait fou. Ceux qui ont tout le temps peur, qui ont besoin de médicaments pour fonctionner, c’est qu’ils ont pris conscience de la réalité, de la ténuité du fil en question. Ce n’est pas qu’ils n’acceptent pas la vérité… Ils n’arrivent pas à l’occulter. »

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23 # Sauve-moi , Guillaume Musso

Rien ne prédisposait Juliette et Sam à se rencontrer. Encore moins à tomber amoureux.Leur rencontre est explosive et magique. L’espace d’un week-end à New York, ils vivent le coup de foudre et la passion. Mais voilà, chacun a menti à l’autre. Sam en se prétendant marié, Juliette en racontant qu’elle est avocate. Juliette doit repartir pour Paris, et Sam l’accompagne à l’aéroport. C’est l’instant décisif où leur destin peut basculer, mais ni Sam ni Juliette n’osent prononcer les mots qu’il faut.

Une demi-heure plus tard, la nouvelle tombe : l’avion de Juliette a explosé en plein ciel. Sam sombre dans le désespoir.

Mais il ignore que leur histoire est loin d’être terminée…Une histoire d’amour envoûtante et féerique.”

 

C’est l’histoire de Sam, c’est l’histoire de Juliette, c’est l’histoire d’un coup de foudre comme on n’en voit que dans les livres. Sam qui ne veut plus retomber amoureux depuis le suicide de sa femme, Juliette qui ne croit pas plus en l’amour qu’aux contes de fée. En se rencontrant ils vont donner un sens à leur vie. En même temps se mêle le paranormal que Guillaume Musso utilise souvent dans ses œuvres, j’avoue ne pas spécialement apprécier le côté paranormal de ses romans, mais pour le reste, j’accroche vraiment. L’intrigue est vraiment très bien menée, l’auteur nous tiens en haleine jusqu’à la dernière ligne et j’aime beaucoup ce style d’écriture.

 

-          « Penser à vous fait battre mon cœur plus vite, et c’est la seule chose qui compte pour moi. »

-          « Chacun court dans son coin sans s’occuper du voisin. Les gens sont écrasés les uns contre les autres et pourtant si seuls »

-          « On ne se sent jamais aussi vivant qu’au seuil de la mort. »

-          « Je peux vous assurer que, si vous avez déjà aimé sincèrement une fois dans votre vie, vous avez toutes les chances d’aimer de nouveau. »

-          « Et chaque fois qu’il la regardait, il ressentait comme une décharge d’éléctricité. »

-          « C’est peut-être la bonne personne mais pas au bon moment. »

-          «  Jamais il ne s’était senti comme ça : en manque absolu de quelqu’un comme d’une drogue. »

-          «  Rien n’est plus trompeur qu’une photo : on croit fixer un moment heureux pour l’éternité alors qu’on ne crée que de la nostalgie. »

-          «  C’est vrai qu’elle aimait beaucoup lire. Mais les livres ne protègent pas de la peur. Les livres ne rendent pas réellement plus fort. Ou alors elle les avait mal lus. »

-          « La vie prenait vraiment d’autres couleurs lorsqu’on était amoureux. A nouveau, son existence lui paraissait avoir un sens. »

-          «  Il avait toujours été persuadé que leurs destins étaient liés et qu’ils se sauveraient ensemble ou qu’ils périraient ensemble. »

-          «  Elle se reprochait beaucoup d’avoir cru à l’amour, alors qu’elle en connaissait les pièges et les désillusions. En bonne littéraire, elle aurait dû écouter les mises en garde de Kant et de Stendhal : l’amour tourmente et fait souffrir ; l’amour n’est qu’un soleil trompeur, une drogue qui nous empêche de voir le réel. Nous croyons toujours aimer quelqu’un pour ce qu’il est, nous n’aimons en fait, à travers lui, que l’idée de l’amour. »

 


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22 # Ramsès au pays des points-virgules, Pierre Thiry

Quatrième de couverture :

Quelques jours avant Noël, Alice discute avec son oncle Sigismond: un bouquiniste érudit. Elle se moque de lui car il ne connait meme pas J.-K. Rowling l’auteur d’Harry Potter. Elle évoque un roman qui aurait été écrit par un certain Jérôme Boisseau : «Ramsès au pays des points-virgules». L’oncle Sigismond, n’en a jamais entendu parler. Osera-t-il avouer à sa nièce qu’il existe des écrivains dont il ignore tout? Ce roman, ce romancier existent-ils? Que raconte «Ramsès au pays des point-svirgules»? Qui en est le véritable auteur? Qui est le Ramsès dont il est ici question? Les réponses à toutes ces interrogations seront elles dans ce livre? Ce volume s’adresse à tous les lecteurs de dix à cent-dix ans. On y arpentera les méandres mystérieux du château de Baskerville, on y croisera Charles Hockolmess, le chat noir qui cite sans cesse Jean de La Fontaine.  On y découvrira que le lecteur autant que l’auteur ont chacun leur rôle à jouer dans la naissance d’un livre. C’est particulièrement le cas de ce livre où le lecteur est invité à mettre son grain de sel.

Ma chronique :

Je n’ai pas du tout l’habitude de lire ce genre de roman, je suis trop terre à terre pour lire ce genre de fiction, mais étonnamment, j’ai apprécié cette lecture, je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai adoré, mais j’ai passé un très bon moment. Elle m’a fait retombé en enfance, je me suis revu entrain de lire Alice au pays des merveilles et autres contes merveilleux. Les personnages sont tous très.. intéressant je dirais. Mais j’ai surtout apprécié le chat noir qui ne fait que citer Jean de La fontaine ( que personnellement, j’adore). J’ai aussi beaucoup apprécié le cuisinier, qui confond Jean de la Fontaine avec Harry Potter. Et Sissi qui s’envole dans son lit en forme de mouette, et Ramsès qui part à la dérive sur son lit en forme de baleine.. :)

C’est un roman, pour le moins intriguant, car l’auteur fait participer le lecteur avec les chansons de Boris Vian ( Malheureusement je n’en connais aucune), il est rempli d’humour et de jeux de mots. Pierre Thiry partage aussi sa bibliothèque avec nous, en citant Jules Vernes, Alexandre Dumas ou encore Hans-Christian Andersen, etc.

Bref je conseille à tout le monde ce petit moment poétique et féerique dans lequel nous emporte Pierre Thiry :)

Et je le remercie de m’avoir offert le livre en échange d’une chronique.

Et si l’envie vous prend, aller voir son site, c’est  ici –> CLIK

Extraits :

- “Elle avait toujours pensé que l’on pouvait trouver d’astucieuses solutions pour se sortir des problèmes concrets de l’existence dans les ouvrages des meilleurs écrivains.

- Le point-virgule était la charnière ; il était le pivot ; parce que la phrase tourbillonnait ; rebondissait autour de lui ; il pouvait être vu comme un germe produisant les mots en pagaille ; et par conséquent la pensée toute entière ; même les songes ; même les rêves.

- Que vous êtes naïve!
Crédule comme une endive!

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21 # La carte et le territoire – Michel Houellebecq

Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.

Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.

Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.

Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures.

L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

Mon avis :

Ce roman, qui se déroule sur plusieurs années, nous ballade dans le temps avec un personnage des plus énigmatique ; Jed Martin, il prend un peu la vie comme elle vient, sans se poser de question. Il débute sa carrière d’artiste en prenant en photo des cartes routières michelin mais accède à la fortune et à la célébrité grâce à la peinture. Il devient vite très riche, mais ne change pas sa vie pour autant. Il a très peu de vie sociale, voir même pas du tout, il dîne tous les noëls avec son père, rencontre une jeune Russe, Olga (cataloguée comme l’une des 5 plus belles femmes de Paris) avec qui il entretiendra une relation quelque temps. Mais au fond, la solitude sera son mode de vie.

L’aspect original du roman est que Houellebecq se met lui-même en scène dans son œuvre. Ainsi que d’autre personnes connues comme Frédéric Beigbeder ou encore Jean-Pierre Pernaut.

La carte et le territoire nous montre comment la vie d’un artiste peu évoluer ou se dégrader. Et surtout nous montre la vision du monde qu’à Jed Martin.

C’est un roman fait de plein d’observation sur notre mode de vie et notre  culture. Ce fut mon premier livre de Houellebecq mais surement pas le dernier, j’ai vraiment apprécié cette lecture, c’était très fluide, prenante, intéressante et moderne. J’aime son style d’écriture. Je n’ai vraiment pas été déçue .

Extraits :

«  Elle était jeune, ou plus exactement, elle était encore jeune, elle s’imaginait encore que la vie offre des possibilités variées, qu’une relation humaine peut connaître au cours du temps des évolutions successives, contradictoires »

«  Est-ce que tu sais au fond pourquoi tu plais aux femmes ? […] c’est très simple : c’est parce que tu as un regard intense. Un regard passionné. Et c’est cela, avant tout, que les femmes recherchent. Si elles peuvent lire dans le regarde d’un homme une énergie, une passion, alors elles le trouvent séduisant. »

« Ça devait être bien pratique, quand même, cette croyance en Dieux ; quand on ne pouvait plus rien pour les autres – et c’était souvent le cas dans la vie – demeurait la ressource de prier pour eux »

«  La voix d’Olga n’avait pas changé. La voix des gens ne change jamais, pas davantage que l’expression de leur regard. Au milieu de l’effondrement physique généralisé à quoi se résument la vieillesse, la voix et le regard apportent le témoignage douloureusement irrécusable de la persistance du caractère, des aspirations, des désirs, de tout ce qui constitue une personnalité humaine. »

« La fortune ne rend heureux que ceux qui ont toujours connu une certaine aisance, qui y sont depuis leur enfance préparée ; lorsqu’elle s’abat sur quelqu’un qui a connu des débuts difficiles, le premier sentiment qui l’envahit, qu’il parvient parfois temporairement à combattre, avant qu’à la fin il ne revienne le submerger tout entier, c’est tout simplement la peur. »

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20 # True blood – la communauté du Sud – Quand le danger rôde – Charlaine Harris

Sookie Stackhouse est serveuse au bar Chez Merlotte, au fin fond de la Louisiane. Son plus grand problème dans la vie est qu’elle a la faculté très embarrassante de lire dans les pensées des gens. Lorsque le vampire Bill Compton débarque un soir, elle est irrésistiblement attirée par ce client au charme si. différent. Mais lesvampires, même s’ils boivent désormais du sang de synthèse, ne sont pas des êtres très fréquentables et les pouvoirs de Sookie lui seront bien utiles pour défendre son vampire et sauver sa propre peau ! (*)

Mon avis : Bien qu’adorant la série TV, je n’ai pas , mais alors pas du tout apprécié ce livre… en particulier le personnage de Sookie qui m’a énervé au plus haut avec ses questions des plus.. superficielles.C’est bien la première fois que je préfère la série au livre…

Dans la série on y voit très régulièrement le frère de Sookie, Jason, et nous voyons bien à quel point tous ces meurtres horribles l’inquiète. Mais dans le livre, rien, c’est surement car  Sookie est  la narratrice de l’oeuvre.. je trouve ça bien dommage…

Extraits : ” Soudain je songeai que jamais je ne trouverais Bill à mon côté le matin. Jamais je ne partagerais un petit déjeuner avec lui, encore moins le repas de midi. Jamais je ne verrais à la lumière du jour celui que j’aimais. Jamais je n’aurais d’enfant de lui. Jamais je ne vivrais avec lui…”

 

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